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Un jeune garçon veut apprendre sa langue autochtone à l'école plutôt que le français

Creighton Angus-Morrison lit des notes dans la pénombre.

Creighton Angus-Morrison tente d'apprendre le sm'algyax en étudiant les notes qu'il prend lorsqu'il parle à son arrière-grand-père au téléphone.

Photo : Radio-Canada / Maggie Macpherson

Radio-Canada

À Burnaby, en Colombie-Britannique, un élève autochtone peine à obtenir les ressources nécessaires pour apprendre sa langue maternelle à l’école.

Creighton Angus-Morrison veut apprendre le sm’algyax, une langue tsimshiane qui est l’une des 17 langues autochtones de la province. 

Tous les élèves, particulièrement ceux de descendance autochtone, devraient avoir l’occasion d’apprendre une langue autochtone , énonce la politique du ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique. Certaines langues autochtones locales peuvent même remplir les exigences linguistiques d’élèves de la 5e à la 8e année. De plus, la province a un programme en sm’algyax.

Mais, malgré les efforts de Danella Angus, la mère de Creighton, l’École primaire Lakeview n’a pas réussi à obtenir ce programme pour son fils.

Cela a été difficile d'entamer le processus, déclare-t-elle. Nous avons tenté pendant toute l’année dernière, depuis septembre, mais cette année, on le force à suivre des cours de français, qu’il n’aime pas.

Danella Angus a même suggéré que son fils apprenne la langue avec son arrière-grand-père, mais elle n’a pas reçu de réponse claire de l’école pour entamer le processus.

Le directeur de Lakeview lui a finalement dit qu’il était impossible pour son fils d’apprendre le sm’algyax à l’école et lui a offert des ressources pour aider son fils à apprendre le français.

Un lien plus fort à la langue

Creighton Angus-Morrison explique qu'il n'a pas de lien avec la langue française mais que le sm’algyax le lie à sa famille, son territoire et sa culture.

Je veux en apprendre plus sur ma langue parce que je suis allé à l’école dans le Nord pendant une année et que j’y ai appris beaucoup de nouveaux mots que j’ai maintenant oubliés à cause du français, dit-il.

Alors que 2019 est proclamée Année internationale des langues autochtones par les Nations unies, le cas de Creighton Angus-Morrison souligne la difficulté à laquelle font face les élèves autochtones, surtout en milieu urbain, pour ce qui est d'apprendre leur langue maternelle.

Je crois que cette situation démontre que nous sommes toujours dans les premières étapes de cet engagement et que nous devons vraiment parler avec les familles pour déterminer comment rendre cela possible, explique Brandon Curr, directeur de l'enseignement à la commission scolaire de Burnaby,

La commission scolaire de Burnaby a déclaré par courriel qu’elle demeure ouverte à travailler avec la famille et la direction de l'école Lakeview.

De son côté, le ministère de l’Éducation rappelle que le travail continue pour s'assurer de la disponibilité complète de cours en langues autochtones.

Le ministère de l’Éducation ajoute également que la commission scolaire de Burnaby est en contact avec la commission scolaire de Prince Rupert pour tenter de trouver une manière d’enseigner le sm’algyak à Creighton.

Avec les informations d'Angela Sterritt

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