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Relations internationales : Québec priorisera le recrutement des étudiants

Un étudiant lors d'un examen.

Le ministère des Relations internationales considère que les étudiants étrangers sont des candidats de choix pour l’immigration.

Photo : iStock

Sébastien Bovet

Le gouvernement Legault misera sur le recrutement d'étudiants étrangers au cours des prochaines années pour combattre la pénurie de main-d'oeuvre.

Radio-Canada a appris que cette volonté est l'une de ses cinq priorités internationales qui seront dévoilées ce matin par la ministre des Relations internationales, Nadine Girault.

A priori, cette démarche contraste avec la décision du ministre Simon Jolin-Barrette de réformer et resserrer les critères d'admissibilité du Programme de l'expérience québécoise.

Selon nos informations, le ministère des Relations internationales (MRI) considère que les étudiants sont des candidats de choix pour l’immigration.

S’ils sont francophones ou francisés et intégrés dans leur milieu d’études, les chances qu’ils restent au Québec augmentent, selon l’évaluation du MRI. De plus, ils peuvent répondre rapidement aux besoins des entreprises, avec leur formation suivie ici.

Au cours des prochaines années, le gouvernement souhaite accueillir la majorité des étudiants étrangers venant au pays. Actuellement, 45 000 étudiants sont au Québec, ce qui représente à peine 12 % du total canadien, selon les chiffres gouvernementaux. À titre comparatif, l’Ontario reçoit près 50 % de cette clientèle.

Doubler les investissements étrangers

Le ministère prend un virage résolument économique. Le gouvernement avait déjà indiqué qu’il souhaitait doubler les investissements étrangers d’ici 5 ans en les faisant passer de 3,5 milliards de dollars à 7 milliards. L’accent sera aussi mis sur les exportations.

Parmi les autres priorités de la ministre Girault : recruter la main-d’œuvre et le talent, propulser l’innovation sur les marchés internationaux et contribuer à la lutte contre les changements climatiques.

Cette volonté s’articulera autour de l’hydroélectricité en faisant miroiter une énergie verte à bon prix. Tel qu’évoqué par La Presse canadienne, le mandat de l’émissaire aux changements climatiques, Jean Lemire, sera maintenant d’identifier des entreprises susceptibles de s’installer au Québec.

Pelletage de nuages

Les lettres de mandat des responsables de la diplomatie québécoise seront aussi resserrées. Qualifiées de pelletage de nuages dans leur forme actuelle, ces directives incluront dorénavant des cibles précises (économiques, culturelles, touristiques, en immigration) et une reddition de comptes. Des objectifs précis seront énoncés dans une nouvelle stratégie, l’année prochaine.

Le fonctionnement des représentations diplomatiques sera aussi revu, en commençant par la plus importante délégation, à Paris. Des espaces collaboratifs devront notamment être aménagés pour permettre aux représentants des villes, des régions ou des universités québécoises de passage de faire du réseautage et du développement des affaires.

Une somme de 70 millions de dollars a été mise de côté pour relocaliser ou rénover substantiellement la Délégation du Québec à Paris.

Un institut de diplomatie

Les nouvelles orientations du ministère confirmeront aussi la création d’un institut de diplomatie virtuel en collaboration avec huit universités québécoises.

Les diplomates québécois seront soumis à un processus de formation continue (à distance), qui faisait cruellement défaut, semble-t-il.

La ministre Girault veut aussi développer une image de marque spécifique au Québec sur la scène internationale, un peu comme, par exemple, le slogan Bonjour Montréal ou Virginia is for lovers, de l’État de la Virginie, aux États-Unis.

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