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Bambin attaqué par un pitbull : son père risque un an de prison

Un pitbull

L'enfant de deux ans a été attaqué par le pitbull de son grand-père alors qu'il était sous la surveillance de son oncle atteint de déficience intellectuelle.

Photo : EyeEm/Getty Images

Radio-Canada

Le père d’un enfant de deux ans attaqué par un pitbull pourrait devoir passer un an derrière les barreaux.

L’homme aujourd’hui âgé de 27 ans qui a été reconnu coupable de négligence criminelle ayant causé des blessures à son enfant pourrait prendre le chemin de la prison après les Fêtes.

La victime et son père ne peuvent être nommés afin de protéger l’identité de l’enfant.

Le drame s’est déroulé il y a un peu plus de trois ans, après que le père a laissé son enfant sous la surveillance de son frère, le temps d’aller faire des achats.

Or, son frère est un adulte atteint de déficience intellectuelle.

Selon les faits exposés à la Cour, le bambin aurait facilement échappé à la surveillance de son oncle et se serait faufilé dans l’appartement de son grand-père, où il a été attaqué et blessé à la tête par son chien pitbull. L’animal a été euthanasié après l’attaque.

Le tribunal a statué que le père n’aurait jamais dû confier son enfant de deux ans à son frère qui n’était pas en mesure d’en prendre soin, alors que le pitbull qu’on savait agressif se trouvait tout près des lieux.

La Couronne a requis un an de prison assorti de trois ans de probation pour le père. Le fait que l’accusé soit le père de la victime, c’est un facteur aggravant. La vulnérabilité, l’âge de la victime, ce sont des facteurs que la Cour doit considérer et pour ça, envoyer un message clair à la société, explique la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Anne-Marie Émond.

L’avocat du père a pour sa part recommandé des travaux communautaires avec une période de probation de deux ans.

L’enfant, qui a été blessé au niveau d’un sourcil, n’aurait quant à lui pas conservé de séquelles graves de l’attaque.

La juge Nathalie Duchesneau, qui a mis l’affaire en délibéré, doit rendre sa décision le 10 janvier prochain.

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