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Crue printanière : le gouvernement ontarien ne s'engage pas à investir davantage

Une maison à moitié submergée par les eaux.

Les inondations à Bracebridge ont donné lieu à des situations extraordinaires (archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseiller spécial Doug McNeil conclut dans un rapport spécial commandé par le gouvernement ontarien que « rien n'indique que les inondations résultent d'une erreur humaine ou d'une exploitation négligente des structures ». Selon lui, c'est plutôt « le volume d'eau colossal qui y a directement contribué », à la crue printanière.

Doug McNeil a été nommé par le gouvernement cet été pour évaluer les rôles et les responsabilités des différentes agences du gouvernement lors de la gestion des inondations.

Bien qu'il estime qu'il n'y a pas eu d'erreur humaine, il mentionne toutefois que des changements doivent être apportés pour mieux gérer la situation à l'avenir.

Malgré les conclusions de l'expert, le gouvernement Ford ne s'engage pas pour l'instant à investir davantage.

Le rapport du conseiller spécial Doug McNeil sur les inondations en Ontario au printemps de 2019

Le rapport du conseiller spécial Doug McNeil sur les inondations en Ontario au printemps de 2019

Photo : Radio-Canada / Julie-Anne Lamoureux

Doug McNeil émet 66 recommandations qui vont d'une meilleure formation, de la sensibilisation, et à une mise à jour des normes et lignes directrices pour refléter la réalité des changements climatiques.

Un homme place un sac de sable sur une digue

Jason Lauzon-Séguin replace un sac de sable pendant les inondations printanières dans la région d'Ottawa

Photo : Courtoisie / Jason Lauzon-Séguin

Au printemps dernier, les pluies diluviennes et la hausse de la température ont entraîné des inondations dans différents secteurs du nord et du sud-est de l'Ontario, causant des dommages importants.

Doug McNeil consent dans son rapport que les inondations se reproduiront et qu'il faut mieux s'y préparer.

Il cite des normes et lignes directrices au sein du ministère et des agences du ministère qui sont désuètes et qui ne tiennent pas compte de la réalité actuelle.

Il demande d'investir davantage pour être en mesure de prévenir les dommages et impacts de tels événements.

Réponse prudente du gouvernement

Le ministre des Richesses naturelles et des Forêts, John Yakabuski, assure que son gouvernement révisera les recommandations et implantera celles qui peuvent l'être rapidement très bientôt.

Les inondations qui ont touché l'Ontario plus tôt cette année sont le résultat de conditions météorologiques extrêmes. Et il y a une possibilité réelle que nous devions faire face à des circonstances similaires à l'avenir.

John Yakabuski, ministre des Richesses naturelles et des Forêts

Il s'est montré prudent sur la possibilité de réinvestir dans les agences du gouvernement.

Nous avons des défis financiers en Ontario. On doit réviser les recommandations avec les autres ministères touchés.

John Yakabuski, ministre des Richesses naturelles et des Forêts
Le ministre en Chambre montrant un exemplaire du budget pendant que le premier ministre Doug Ford applaudit.

Le ministre des Finances Vic Fedeli présente son premier budget.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Lors du budget du printemps, le gouvernement avait diminué le budget du Ministère des Richesses naturelles.

Le gouvernement avait réduit de moitié le financement des programmes de gestion des inondations.

Nous voulons être mieux préparés avec une meilleure communication pour le printemps 2020.

John Yakabuski, ministre des Richesses naturelles et des Forêts

Le ministre ontarien estime que la responsabilité des changements climatiques et d'événements météorologiques extrêmes est partagée.

Il s'attend à devoir demander au fédéral de contribuer financièrement pour mettre en place les recommandations du rapport.

L'opposition loin d'être rassurée

L'opposition est loin d'être rassurée. Le NPD déplore que le gouvernement provincial semble vouloir réagir aux inondations, plutôt que de s'y préparer.

Le NPD demande au ministre de renverser les coupes et d'investir en amont pour minimiser les impacts d'éventuelles inondations.

Investir après les inondations ne va pas aider à gérer l'ampleur du problème. Ce type d'inondation et la fréquence des inondations sont un résultat direct des changements climatiques et de la crise climatique. Il faut un changement de paradigme.

Ian Arthur, porte-parole du NPD en matière d'Environnement.

Tout comme le NPD, le Parti vert de l'Ontario déplore l'approche du gouvernement. Son chef, Mike Schreiner, aurait souhaité que la crise climatique soit au coeur de la réaction du gouvernement.

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