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Pékin voit rouge après l'adoption d'une loi appuyant les manifestants à Hong Kong

La loi fait craindre l'échec des négociations commerciales entre Pékin et Washington.

Trois hommes masqués brandissent des drapeaux américains au milieu d'une foule. L'un d'eux est déguisé en statue de la liberté.

Des manifestants prodémocratie se sont rassemblés dans le quartier des affaires de Hong Kong. Plusieurs étaient manifestement heureux d'avoir obtenu un appui formel des États-Unis.

Photo : Getty Images / AFP/ANTHONY WALLACE

Radio-Canada

Pékin prévient qu’il pourrait adopter des mesures de représailles contre Washington, après que le président américain Donald Trump eut promulgué mercredi une loi soutenant les manifestations prodémocratie à Hong Kong.

La Loi sur les droits humains et la démocratie à Hong Kong prévoit que le département d'État doit vérifier au moins une fois par an que l’ex-colonie britannique a suffisamment d'autonomie pour continuer à bénéficier d'un traitement commercial spécial de la part des États-Unis.

Ce statut préférentiel permet actuellement à Hong Kong d’être exonéré des sanctions ou restrictions imposées à la Chine par les États-Unis. Cette relation a d'ailleurs contribué à faire de Hong Kong un pôle financier mondial.

Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, Washington ignore les faits et maquille la vérité avec ce texte, qualifié d’abomination absolue. La loi dissimule de sinistres intentions, dont celle de déstabiliser et de miner la prospérité de Hong Kong, ajoute-t-il.

[La loi] appuie ouvertement les criminels violents qui ont détruit des installations, allumé des incendies, agressé des civils innocents, piétiné la règle de droit et mis en péril l’ordre social.

Déclaration du ministère chinois des Affaires étrangères

Nous pressons les États-Unis de ne pas s’engager dans cette mauvaise voie, ou la Chine adoptera des contre-mesures et les États vont assumer les conséquences, ajoute la diplomatie chinoise, qui a appelé Washington à ne pas mettre en oeuvre le texte incriminé.

Pour la deuxième fois en quatre jours, l'ambassadeur des États-Unis à Pékin, Terry Branstad, a été convoqué au ministère chinois des Affaires étrangères. Il avait dû s'y rendre la semaine dernière après que le Congrès eut adopté la loi avec une quasi-unanimité.

Un porte-parole de l'ambassade américaine a déclaré à l'AFP que le Parti communiste chinois devait « tenir sa promesse envers le peuple de Hong Kong, qui ne demande que la liberté ».

Le rédacteur en chef du Global Times, porte-voix du régime communiste, avance pour sa part sur Twitter que les parrains de la loi pourraient être interdits de séjour en Chine.

Des policiers placent des cocktails Molotov dans des caisses.

Après un siège de plusieurs jours, la police de Hong Kong a pénétré jeudi sur le campus dévasté de l'Université polytechnique et a entrepris de collecter les cocktails Molotov et autres matières dangereuses abandonnés par les manifestants prodémocratie.

Photo : Getty Images / Anthony Kwan

Sur le front commercial, la question est de savoir si cette décision va compromettre les tractations visant à mettre un terme à la guerre commerciale que se livrent les deux grandes puissances mondiales depuis des mois à coup de tarifs douaniers.

Le président Trump a lui-même convenu dans une entrevue récemment accordée à Fox News que les manifestations qui secouent Hong Kong comme jamais depuis sa rétrocession à la Chine, en 1997, constituaient un « facteur qui vient compliquer » ces négociations commerciales.

Dans les jours qui ont précédé les élections locales, qui se sont tenues dimanche et se sont soldées par une victoire écrasante des candidats prodémocratie, le mouvement de contestation s'est toutefois quelque peu apaisé.

Plusieurs centaines de personnes se sont tout de même rassemblées jeudi soir dans le centre de Hong Kong à l'occasion de l'Action de grâces américaine. Plusieurs brandissaient des drapeaux américains.

Depuis plusieurs semaines, Pékin et Washington laissent entendre qu'ils sont sur le point de finaliser un accord commercial partiel pour apaiser les tensions, qui font planer une menace sur la croissance de l'économie mondiale.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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