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Dorian, la pire tempête de l'histoire de Nova Scotia Power

Un arbre déraciné est tombé dans la rue en arrachant des fils électriques.

L'ouragan Dorian a fortement endommagé le réseau électrique en Nouvelle-Écosse, comme ci-dessus à Halifax.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Radio-Canada

L’ouragan Dorian est celui qui a causé le plus de fil à retordre au fournisseur d’électricité de la Nouvelle-Écosse. L’entreprise Nova Scotia Power a dû faire des réparations encore plus importantes qu’après le passage de l’ouragan Juan en 2003, souligne-t-elle dans un rapport présenté à la commission provinciale de l’énergie et des services publics.

Dorian, avec ses vents violents, a causé des dommages sur un corridor plus large lorsqu’il est passé sur la province le 7 septembre et il se déplaçait plus lentement, explique un vice-président de l’entreprise, Paul Casey.

Même si les vents de Dorian étaient moins puissants que ceux de Juan, ils ont fini par causer des dommages trois fois plus importants au réseau électrique, affirme M. Casey. Il juge que Dorian a été la tempête la plus dommageable de l’histoire de l’entreprise.

Trois fois plus coûteuse que Juan

La réparation du réseau électrique après le passage de Dorian a coûté 39 millions de dollars, a précisé récemment le PDG d’Emera, Scott Balfour. Emera est l’entreprise mère de la Nova Scotia Power.

Grue jaune tombée sur le toit d'un immeuble en construction.

Une grue s'est effondrée sur un édifice en construction de la rue South Park, à Halifax, lors du passage de Dorian.

Photo : Radio-Canada / Craig Paisley

Les réparations effectuées après le passage de Juan en 2003 ont coûté 14 millions de dollars. Celles effectuées après la tempête post-tropicale Arthur en 2014 ont coûté 8 millions de dollars.

Les pannes de courant causées par Dorian ont paralysé jusqu’à 412 000 abonnés, soit 80 % des clients de la Nova Scotia Power. C’était 100 000 foyers de plus que dans le cas de Juan, précise-t-elle.

L’entreprise avait prévu des « ressources sans précédent » en prévision de Dorian, souligne-t-elle dans son rapport. Elle disposait de 600 équipes, alors qu’elle en mobilise habituellement une centaine pour une forte tempête.

Quinze équipes au sol et trois hélicoptères ont été déployés le lendemain de Dorian pour évaluer les dégâts.

De pierres déplacées par la tempête ont renversé une clôture d'acier.

Dorian a déplacé ces rochers sur un brise-lame à Herring Cove.

Photo : CBC/David Burke

Les travaux de réparation ont été les plus grands de l’histoire de l’entreprise. Des équipes d’entreprises privées y ont participé, ainsi que des équipes dépêchées du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Québec, de l’Ontario, du Maine et de la Floride.

Dorian a coupé jusqu’à 27 lignes de transmission, plongeant dans le noir environ 100 000 abonnés. Au plus fort de la tempête, 58 sous-stations n’avaient plus de courant. Il a fallu 81 heures pour rétablir leur fonctionnement.

Élagage des arbres près des lignes

Il y a eu deux fois moins de contacts qu’en 2014 entre des arbres renversés et les fils électriques grâce à un programme d’élagage mis en oeuvre après la tempête Arthur, indique la Nova Scotia Power. La société d'électricité veut continuer d’éloigner les arbres des fils électriques, affirme Paul Casey.

Un employé civil dans une nacelle travaille au milieu des branches d'un arbre énorme renversé sur les lignes.

Les monteurs de lignes travaillaient dans des conditions difficiles pour rétablir le courant en Nouvelle-Écosse après le passage de Dorian.

Photo : Radio-Canada

L’entreprise a collaboré avec l’organisation provinciale des mesures d’urgence (OMU). Dix-huit équipes se sont attaquées aux 385 réparations jugées les plus pressantes par l’OMU, notamment les pannes qui touchaient les hôpitaux et les stations cellulaires.

L’OMU a aussi dirigé les équipes militaires aux endroits où elles pouvaient être le plus utiles, ajoute la Nova Scotia Power dans son rapport.

On était loin de l’époque de Juan quand on avait demandé à des militaires de débiter à la hache les arbres tombés dans un cimetière.

Avec les renseignements de Paul Withers, de CBC

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