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Une famille décimée dans l’écrasement de Kingston

Personne à bord n'a survécu.

Des enquêteurs sont sur le lieu d'un écrasement d'avion dans une zone boisée avec les débris d'un avion.

Des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) sont sur les lieux de l'écrasement d'avion qui a fait sept morts.

Photo : BST/Twitter

Radio-Canada

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) indique que l'écrasement mercredi soir d'un petit avion à Kingston, en Ontario, a fait sept morts.

Cinq des sept victimes de l’écrasement d’avion survenu hier à Kingston étaient des membres d’une même famille.

Le pilote, Otabek Oblokulov, volait en compagnie de sa femme et de leurs trois enfants, âgés de 3, 11 et 15 ans.

L'information a été confirmée à Radio-Canada par deux proches des victimes.

La famille vivait à Houston, au Texas, où Otabek Oblokulov travaillait comme ingénieur.

Les deux autres victimes sont un couple vivant dans la région de Toronto et originaire d’Ouzbékistan.

Selon le Bureau de la sécurité des transports (BST), le Piper PA-32 se dirigeait vers Québec, après avoir décollé de l'aéroport de Buttonville, au nord de Toronto, lorsqu'il a pris contact avec la station d'information de vol de Kingston.

La carte du secteur identifie la zone où l'avion est tombé au sud de l'autoroute 401.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La zone où l'avion est tombé, au sud de l'autoroute 401

Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

Le BST a déclaré jeudi que l'avion avait changé de cap à destination de Kingston. Il s'est écrasé à environ 5,5 à 7,5 kilomètres au nord de l'aéroport de la ville.

Les sept personnes à bord sont mortes dans l'accident.

Capture d'écran d'un terrain vague prise depuis une vue aérienne.

L'écrasement de l'avion est survenu dans la zone boisée ci-dessous.

Photo : Radio-Canada

La cause de l'écrasement est inconnue pour l'instant. Quatre enquêteurs du BST étaient arrivés sur les lieux vers 8 h 30 jeudi.

Il y a plein de choses que [les enquêteurs] vont examiner. Ils vont examiner l'épave, documenter le site comme tel. Mais c'est certain que la météo, c'est une des premières choses qu'on va examiner aussi.

Rox-Anne D'Aoust, porte-parole du BST
Chris Krepski parle devant plusieurs journalistes.

Chris Krepski, du Bureau de la sécurité des transports du Canada, s'adresse aux médias.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La météo en cause?

Environnement Canada avait diffusé un bulletin météo spécial mercredi soir pour la région de Kingston, prévoyant des rafales pouvant atteindre 80 km/h.

Selon les données compilées par l'agence fédérale à l'aéroport de Kingston, les vents y ont atteint 56 km/h par moments. Il y avait aussi de la pluie faible.

Les vents sont toujours un peu plus forts ici, raconte le pilote retraité Avery Wagg.

Les équipes d'urgence ont été appelées dans le secteur, près du chemin Creekford et de la promenade Bayridge, dans le nord-ouest de Kingston, vers 17 h 30 mercredi, a déclaré l'agent Ash Gutheinz, de la police locale.

De nombreux agents se sont rendus sur les lieux pour tenter de repérer l'avion, a-t-il dit. Le rayon de recherche était composé de zones boisées et marécageuses. Les policiers ont aussi interrogé les résidents des quartiers avoisinants.

Des membres de la 8e Escadre Trenton des Forces armées canadiennes ont participé aux recherches à l'aide d'un hélicoptère. Les secouristes ont mis un certain temps à retrouver l'appareil, a expliqué l'agent Gutheinz.

Une résidente avec les policiers lors des recherches

Une résidente de Kingston, Amanda Anglin, qui habite près du chemin Creekford, raconte que des centaines de policiers recherchaient l'appareil dans le secteur mercredi soir.

Ils avaient leurs quads, leurs lampes de poche, ils étaient des centaines. Rien que sur mon terrain, il y en avait une soixantaine. Il y avait beaucoup de gens.

Amanda Anglin, résidente de Kingston

La résidente indique que vers 19 h 30 mercredi, les policiers lui ont finalement dit de rentrer chez elle, qu'ils avaient trouvé l'avion et qu'il devait boucler le secteur de l'accident.

C'est triste. Ça fend vraiment le cœur, a-t-elle déclaré au sujet des morts.

Les policiers sont restés sur les lieux de l'écrasement durant la nuit pour assurer la sécurité et protéger les preuves de l'enquête. Le personnel du BST travaille à la clarté, habituellement, pour la sécurité des enquêteurs.

Nous sommes au courant de l'accident d'avion qui s'est produit à Kingston et nous suivons les développements de près. Nos pensées accompagnent tous ceux et celles touchés, a commenté Transports Canada sur Twitter.

L'aéroport de Buttonville se refuse à tout commentaire.

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