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L’Alberta investit 22 millions $ pour la santé mentale des étudiants

Une femme allongée sur le ventre pleure en enlevant ses écouteurs.

Selon le gouvernement de l'Alberta, les étudiants au niveau postsecondaire ont besoin davantage de soutien en santé mentale.

Photo : getty images/istockphoto / STUDIOGRANDOUEST

Radio-Canada

L’Alberta annonce un investissement de 22 millions de dollars pour améliorer l’accès aux services d’aide en santé mentale aux étudiants de niveau postsecondaire. L’argent investi servira entre autres à centraliser les lignes d’assistance téléphoniques, à offrir davantage de formation aux équipes de prévention du suicide dans les universités et à améliorer l’accès au personnel de soutien en santé mentale.

Avec ce nouvel investissement, le gouvernement de l’Alberta espère éliminer les obstacles auxquels font face les étudiants en détresse qui désirent obtenir de l’aide.

Selon un sondage national datant du printemps dernier, 64 % des étudiants au niveau postsecondaire disent s’être sentis désespérés, presque 76 % disent s’être sentis très tristes et 88 % disent s’être sentis submergés dans les 12 derniers mois. Ces statistiques sont indéniables, a déclaré le ministre de l'Éducation supérieure, Demetrios Nicolaides, en point de presse.

Éliminer les barrières

Stephanie Wright connaît bien les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les étudiants en détresse. Lorsqu’elle était étudiante, elle a dû aider un proche qui avait des idées suicidaires.

Je me souviens d’avoir ouvert le bottin téléphonique pour trouver une ressource d’aide, mais je n’ai rien trouvé. Je ne savais pas quoi faire et où appeler, se souvient-elle.

Aujourd’hui, Stephanie Wright gère la ligne 2-1-1, une des lignes téléphoniques spécialisées dans l'accompagnement des étudiants en difficulté dans lesquelles investit le gouvernement.

Elle se réjouit de l’annonce du gouvernement, qui prévoit 7,5 millions de dollars pour la centralisation de lignes téléphoniques comme 2-1-1, Kids Help Phone et HealthLink/811 et 6,75 millions pour offrir des services d’écoute 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Nous pourrons maintenant mettre les professionnels des différentes lignes téléphoniques directement en contact avec les étudiants qui nous appellent. Par exemple, si une personne n’est pas à l’aise de raconter de nouveau son histoire, nous pourrons l’aider en résumant l’information à l’autre spécialiste sur la ligne., explique-t-elle.

Les étudiants n’auront plus à appeler un autre numéro pour parler à la bonne personne.

Stephanie Wright, ligne 2-1-1

Une bonne nouvelle pour les universités

Le vice-recteur de l’Université de l’Alberta André Costopoulos applaudit la nouvelle.

Il y a un besoin important, une grande demande. Cela arrive au bon moment

André Costopoulos, vice-recteur, Université de l’Alberta

L'association étudiante de l’université accueille elle aussi positivement l'investissement.

Elle soutient cependant que la récente augmentation des droits de scolarité par le gouvernement de l’Alberta contribue à la détresse des étudiants.

Nous sommes heureux que le gouvernement ait mis en considérations les préoccupations des étudiants à travers l’Alberta qui demandent plus de soutien en santé mentale. [...] Nous aimerions cependant que le gouvernement écoute les étudiants afin qu’ils comprennent les facteurs sous-jacents qui expliquent les inquiétudes par rapport à la santé mentale sur le campus, tels que l’augmentation des droits de scolarité et la diminution des aides financières, a déclaré par courriel Jared Larsen, en charge de la vie étudiante au sein de l’association étudiante de l’université de l’Alberta.

Le ministre de l'Éducation supérieure, Demetrios Nicolaides avoue que la décision de son gouvernement est anxiogène, mais il la défend.

Lorsque nous avons développé notre politique pour les droits de scolarité, nous nous sommes assurés de donner une fenêtre de 4 ans à nos étudiants, pour qu’ils sachent à l’avance quel sera le coût maximum et minimum de leurs droits de scolarité. Ils pourront donc planifier et se préparer en conséquence, explique Demetrios Nicolaides.

Avec les informations de Simon-Pierre Poulin

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Alberta

Santé physique et mentale