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Du papier au cannabis médicinal : la nouvelle vie d’une usine de Trois-Rivières

L'extérieur d'une usine.

Le Centre international de couchage, sur le boulevard Parent, à Trois-Rivières, deviendra une usine de production de cannabis médicinal.

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Bouchard

Une première usine de production de cannabis verra bientôt le jour à Trois-Rivières. Un projet qui permet de donner un second souffle à une bâtisse qui était, jusqu'à tout récemment, consacrée aux pâtes et papiers.

Le Centre international de couchage, boulevard Parent, à Trois-Rivières, ne sera pas resté libre bien longtemps. Seulement quelques mois après avoir cessé ses activités, ce centre de recherche et développement en pâtes et papiers a déjà trouvé preneur.

Dès l'été prochain, on y produira annuellement 5000 kilos de cannabis médicinal. Le groupe d'investisseurs à l'origine du projet veut miser sur la qualité plutôt que sur la quantité.

Même si c'est une grande surface, 30 000 pieds carrés, 5000 kilos, c'est quand même rien dans le monde du cannabis. Des gros producteurs vont faire 115 000 kilos par année et il y en a plusieurs, explique Éric Morel, l'homme d'affaires qui pilote le projet.

Nous, on se compare souvent à une microbrasserie dans le monde de la bière : on veut avoir un produit qui est de qualité, distinctif.

Éric Morel, entrepreneur
Trois hommes se tiennent debout dans une usine.

Le groupe d'investisseurs, tous originaires de la Mauricie, est piloté par Éric Morel (au centre). Il est accompagné de Francis Descôteaux (à gauche) et de Jonathan Bossé (à droite).

Photo : Radio-Canada

Depuis deux ans, le groupe cherchait un emplacement pour construire de toutes pièces une nouvelle usine de production de cannabis. Mais tout a basculé au cours de la dernière semaine lorsque les investisseurs ont été invités à visiter le Centre international de couchage.

Pour eux, il s'agit du lieu idéal pour développer leur projet.

Les dimensions sont parfaites, la hauteur est parfaite, l'entrée électrique est parfaite, on sait que ça demande beaucoup d'énergie. Un laboratoire est déjà établi. Tout est en place, on dirait qu'elle nous attendait, affirme M. Morel.

Des machines à l'intérieur d'une usine à papiers.

L'usine offre une surface de 30 000 pieds carrés et permettra une production annuelle de 5000 kilos de cannabis médicinal.

Photo : Radio-Canada

Le cannabis qui sera produit dans cette usine sera transformé en huile.

C'est comme si on produisait la farine pour faire le gâteau. Mais nous, ça va être une huile pour les pharmaceutiques qui vont pouvoir faire leur médicament, explique Éric Morel.

Ce projet de plus de 15 millions de dollars devrait permettre la création d’une soixantaine d’emplois. Les nouveaux producteurs visent le marché européen. Ils affirment avoir déjà eu des discussions avec des clients potentiels au Danemark et en Allemagne.

Transformation en cours

Autre avantage de l’usine : les employés qui y travaillaient. Ils connaissent les lieux comme le fond de leur poche.

Ces employés-là, ça faisait 20 ans qu'ils travaillaient au même endroit. Ce sont des gens qui ont une éthique de travail et des valeurs qui sont difficiles à trouver aujourd'hui. En tant qu'entrepreneur, ça a une valeur inestimable, lance Éric Morel.

Sur la vingtaine d’employés qui faisaient fonctionner le centre de recherche en papiers, cinq sont de retour sur les lieux depuis quelques jours. Ils s'affairent présentement à démonter tous les appareils sur place pour permettre la transformation de la bâtisse.

Certains d’entre eux, comme Yves Gauvin, ont participé au démarrage du centre de recherche il y a 20 ans.

C'est encore un départ d'usine, ça n'a pas de prix : ça te donne un sentiment d'appartenance.

Yves Gauvin, employé de l'usine
Un travailleur dans une salle de machines.

Un employé démantèle les installations autrefois destinées aux pâtes et papiers. L'ancien centre de recherche sera converti en usine de cannabis médicinal.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Outre le démantèlement de l'usine, il y a encore quelques étapes à franchir, comme l'obtention du permis de Santé Canada et l'autorisation officielle de la Ville de Trois-Rivières.

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