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L'Île-du-Prince-Édouard compte davantage de fonctionnaires bilingues

 Une affiche sur laquelle on peut lire ''English'' et ''Français'' avec une icône représentant un homme derrière un bureau.

Le nombre d'employés bilingues continue de croître dans la fonction publique de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

François Pierre Dufault

Le nombre d'employés bilingues continue de croître dans la fonction publique de l'Île-du-Prince-Édouard. C'est ce qui ressort du plus récent rapport annuel sur la Loi sur les services en français (LSF) de la province, déposé mercredi à l'Assemblée législative.

En date du 31 mars dernier, la Commission de la fonction publique insulaire dénombrait un total de 306 fonctionnaires capables d'offrir des services en français. Il s'agit d'un bond de 25 employés bilingues par rapport à l'année précédente.

Le nombre de postes désignés bilingues est passé de 141 à 146. Le nombre de fonctionnaires capables d'offrir des services en français mais dont le poste n'est pas désigné en vertu de la LSF est passé de 140 à 160.

Ce que je constate, c'est une progression des services en français depuis la promulgation de la LSF en 2013. Ça va faire six ans en décembre que la loi a été promulguée. Et le nombre de postes désignés bilingues, de même que le nombre d'employés qui sont bilingues même si leur poste n'est pas désigné, a beaucoup augmenté, se réjouit Jacinthe Lemire, présidente du comité consultatif de la communauté acadienne et francophone, qui veille à ce que le gouvernement soit informé des priorités de la minorité linguistique.

La Commission de la fonction publique fait beaucoup d'efforts pour faire l'évaluation des compétences en français des employés, qu'ils soient dans un poste désigné bilingue ou non.

Jacinthe Lemire, présidente du comité consultatif de la communauté acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard

Le nombre de services gouvernementaux désignés bilingues a aussi augmenté. Il est passé de six à neuf entre le 1er avril 2018 et le 31 mars 2019, soit la période couverte dans le rapport (Nouvelle fenêtre). Le gouvernement a désigné le service à la clientèle au centre Accès Î.-P.-É. à Wellington, le Programme de partenariat culturel communautaire, de même que les services d'accompagnement offerts aux éducateurs de la petite enfance.

Lorsqu'un service est désigné en vertu de la LSF de l'Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement provincial a l'obligation de l'offrir en français ou en anglais, au choix de la personne, et avec une qualité comparable dans les deux langues.

Les autres services désignés sont la signalisation routière, le service d'information aux voyageurs (511), le service à la clientèle dans les bibliothèques de langue française à Abram-Village, à Charlottetown et à Summerside, la ligne Info-santé (811), de même que l'offre d'information et les services en personne du Musée acadien à Miscouche.

Plaintes concernant les services en français

Durant la période couverte dans le rapport, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard dit avoir reçu quatre plaintes au sujet des services en français.

Une plainte concernait une correspondance de l'ancienne ministre libérale Paula Biggar. Cette dernière avait répondu sèchement I don't speak French à une résidente de la région Évangéline qui lui avait adressé un courriel en français. Le Ministère a reconnu l'erreur et s’est excusé, et le gouvernement s'est engagé à faire de la sensibilisation au sujet de la LSF, lit-on dans le rapport.

Les trois autres plaintes ont été rejetées parce qu'elles concernaient des services publics qui ne sont pas désignés en vertu de la LSF.

Le premier ministre Dennis King, qui est également ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, se félicite à son tour de la désignation de nouveaux services en vertu de la LSF. Il promet de souligner de belle façon en 2020 le tricentenaire de la présence française dans la province insulaire.

L'année prochaine va être une autre année excitante pour les Acadiens et les francophones. Ils vont célébrer le 300e anniversaire de leur arrivée à l'Île-du-Prince-Édouard. Il va y avoir beaucoup d'activités et encore plus à célébrer.

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard

Le Secrétariat aux affaires acadiennes et francophones de l'Île-du-Prince-Édouard vient d'achever un important sondage au sein de la francophonie insulaire et du gouvernement provincial dans le but de mettre au point un plan concret pour la désignation de services en français à moyen et long terme.

C'est la première fois qu'un tel sondage est mené depuis l'entrée en vigueur de la LSF dans la province, le 14 décembre 2013.

Cinq nouveaux services devraient d'ailleurs recevoir une désignation d'ici le 31 mars 2020, d'après nos informations. Il s'agit des services d'accueil, d'orientation, de soins dentaires et d'évaluation financière des résidents du foyer de soins de longue durée Summerset, de même que le service Contribuons à l'Î.-P.-É., qui gère le recrutement de candidats et le processus de nomination de plus de 70 organismes, conseils et commissions gouvernementaux.

C'est bien de voir de nouveaux services désignés, commente Colleen Soltermann, la présidente de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard, anciennement la Société Saint-Thomas d'Aquin. Nous allons continuer à travailler avec le premier ministre et le comité [consultatif de la communauté acadienne et francophone] pour nous assurer de voir des progrès à long terme.

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