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Les règles d'inscription en immersion française à Victoria pourraient changer

Des élèves vus de dos marchent dans un couloir au moment de leur arrivée à l'école.

Les parents ont tendance à inscrire leur enfant dans l'école qu'ils préfèrent plutôt que dans l'école de leur quartier.

Photo : Associated Press / Ashlee Rezin Garcia

Adrien Blanc

Alors que l'immersion française atteint des sommets de popularité à Victoria, le conseil scolaire anglophone propose de revoir les critères géographiques d'admission en immersion française tardive, c'est-à-dire à partir de la 6e année, pour mieux répartir les élèves sur le territoire.

Actuellement, un élève qui termine sa 5e année en immersion française dans le Grand Victoria peut choisir l'école où il veut poursuivre ses études d'immersion française : Arbutus, Cedar Hill, Central, Lansdowne ou Shoreline.

Or, le conseil scolaire du Grand Victoria souhaite définir des zones d'inscription pour ces cinq écoles afin qu'elles correspondent au zonage existant des écoles élémentaires d'immersion française.

Ainsi, à la fin de la 5e année, un élève n'aurait plus le choix de l'école où il veut poursuivre ses études d'immersion française en 6e, 7e et 8e année. Il devrait s'inscrire dans l'école qui est située dans sa zone, telle que l'a définie le conseil scolaire.

Ainsi, Mia, 8 ans, et Stella, 10 ans, qui habitent le quartier Fernwood, sont inscrites en immersion française à l'École South Park. Si le zonage proposé par le conseil scolaire est adopté, quand elles entreront en 6e année, elles seront inscrites à l'École Central Middle School, située à 1 kilomètre de chez elles.

Leur père, Jeremy Caradonna, s'en réjouit d'avance. C'est important que les enfants puissent marcher jusqu'à l'école ou prendre juste un bus, explique-t-il.

En revanche, si le zonage n'est pas adopté, Jeremy Caradonna craint que Central Middle School, qui est surpeuplée, ne cesse d'accueillir des élèves en immersion française et le redirige vers l'école Lansdowne. Ça prendrait deux bus ou le vélo, soit 20 ou 30 minutes. Donc, ce n'est pas faisable, assure-t-il.

Une question de survie

La présidente de la section locale de l'association Canadian Parents for French, Jean Morrison, qui représente les parents d'élèves en immersion française dans le Grand Victoria, pense que le nouveau système qui est proposé permettra de sauver l'immersion française tardive.

Les nouveaux critères pour s'inscrire vont nous aider à garder ces programmes forts et encourager les gens à aller dans les écoles de leur communauté, dit-elle.

En effet, selon elle, certains parents négligent des écoles et en privilégient d'autres, même si celles-ci sont plus éloignées.

Elle prend l'exemple d'une école située dans la municipalité d'Esquimalt. Il y avait le risque de perdre un programme à Shoreline parce qu'il n'y avait pas assez de gens qui s'y intéressaient, dit-elle. Alors on veut encourager les gens d'Esquimalt, de cette communauté-là, à y rester.

Les parents étaient invités à donner leur avis jusqu'à mardi soir. Le conseil scolaire va maintenant en prendre connaissance.

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