•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chrystia Freeland se rend à Washington pour résoudre les différends liés à l’ACEUM

Chrystia Freeland.

La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, s'est rendue à Washington mercredi après-midi.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Radio-Canada
Mis à jour le 

La vice-première ministre canadienne, Chrystia Freeland, est de retour à Washington mercredi pour de nouvelles négociations commerciales nord-américaines, à l'approche d'un autre échéancier, confirme le Bureau du Conseil privé.

Mme Freeland doit rencontrer le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, Robert Lighthizer, et le sous-secrétaire mexicain pour l'Amérique du Nord, Jesus Seade.

Cette visite, à la veille du long congé de l'Action de grâces aux États-Unis, a pour objectif d'aider à résoudre les différends liés au nouvel accord de libre-échange entre les trois pays, l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Il s’agit, entre autres, d'apporter des changements au texte afin de satisfaire les démocrates du Congrès et ainsi accélérer le processus de ratification de l'Accord.

Pour le Canada, les droits des travailleurs sont très importants. […] C’est une position de principe pour notre gouvernement. Le nouvel Accord est un accord dans lequel les travailleurs sont protégés. C’est une bonne chose pour le Canada et pour les travailleurs du Mexique.

Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

Des fonctionnaires canadiens et mexicains se sont penchés mercredi matin sur les compromis proposés. Le Canada y était représenté par le négociateur en chef de l'ACEUM, Steve Verheul, et l'ambassadrice intérimaire à Washington, Kirsten Hillman, puisque la vice-première ministre Freeland se trouvait alors dans la région d'Ottawa pour la réunion hebdomadaire du cabinet fédéral.

Le Mexique est le seul pays à avoir ratifié l'Accord conclu le 30 novembre 2018; le Canada attend pour sa part un geste du Congrès américain avant de soumettre l'entente au Parlement.

Plusieurs observateurs estiment que la fête de l'Action de grâces aux États-Unis représente la dernière occasion raisonnable pour les élus américains de poser ce geste. Autrement, le Congrès est très occupé par la procédure de destitution du président Donald Trump et par le début imminent de la campagne présidentielle de 2020.

Les drapeaux des États-Unis, du Mexique et du Canada, placés côte à côte.

Les drapeaux des États-Unis, du Mexique et du Canada, placés côte à côte

Photo : AFP

Des progrès, selon le Mexique

Jesus Seade, vice-ministre des Affaires étrangères du Mexique, s’est montré optimiste en mi-journée. Un certain nombre de questions ont été abordées, [...] nous les examinons. Ils ont des idées très créatives pour trouver satisfaction aux problèmes, a-t-il dit.

Depuis plusieurs mois, les démocrates qui contrôlent la Chambre des représentants sont en opposition permanente avec l'administration de Donald Trump, notamment au sujet de certains aspects de l'Accord. Les négociations achoppent particulièrement sur les nouvelles normes du travail.

Le 14 novembre, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, estimait cependant que l’ACEUM pourrait être adopté d'ici la fin de l’année. Elle avait alors dit croire à une entente imminente entre la Maison-Blanche et les démocrates du Congrès.

Ces derniers, avait-elle expliqué, réclament des réformes pour mieux protéger l'environnement et les travailleurs, et pour prémunir l'industrie américaine de la concurrence jugée déloyale du Mexique.

Avec les informations de CBC News, et La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Économie

Politique