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  • Quand Nadia Comaneci a déserté la Roumanie communiste

    La gymnaste Nadia Comaneci saute en faisant le grand écart.

    La gymnaste Nadia Comaneci est devenue célèbre avec sa performance magistrale aux Jeux olympiques de Montréal en 1976.

    Photo : AP Photo

    Radio-Canada

    Il y a 30 ans, la célèbre gymnaste Nadia Comaneci fuyait sa Roumanie natale. La « fée » des Jeux olympiques de 1976 était devenue une légende, mais aussi un outil de propagande du régime autoritaire de Nicolae Ceausescu.

    En 1976, Nadia Comaneci a ébloui le monde entier aux épreuves de gymnastique des Jeux olympiques de Montréal.

    Âgée d’à peine 14 ans, la gymnaste roumaine obtient sept fois la note parfaite, un exploit jusqu’alors jamais réalisé dans cette discipline.

    De retour à Bucarest avec trois médailles d'or, une d'argent et une de bronze, Nadia Comaneci reçoit un accueil triomphal.

    Toutefois, le régime répressif de Nicolae Ceausescu lui pèse.

    Le chef d’État autoritaire utilise la gloire et la notoriété de la gymnaste pour remonter l’image de son gouvernement communiste.

    Surveillée étroitement par la police secrète roumaine, Nadia Comaneci échoue dans ses tentatives répétées de passer à l'Ouest.

    Nadia Comaneci, la défection

    Montréal ce soir, 29 novembre 1989

    Le 28 novembre 1989, Nadia Comaneci parvient finalement à quitter clandestinement la Roumanie.

    La nouvelle est annoncée dès le lendemain par la présentatrice Marie-Claude Lavallée au Montréal ce soir.

    « Celle qui avait été la sensation des Jeux olympiques de Montréal était devenue un mythe dans son pays », souligne le journaliste Raymond Saint-Pierre, basé à Paris. « Même le fils de Nicolae Ceausescu avait tenté de l’épouser, sans succès. »

    Mais ce même Nicolae Ceausescu l’empêchait maintenant de voyager à l’étranger et refusait qu’elle poursuive sa carrière d’entraîneuse en Occident.

    « Depuis le début de l’année, 23 000 Roumains ont aussi choisi de tourner le dos au régime Ceausescu », conclut le journaliste Raymond Saint-Pierre dans ce reportage du 29 novembre 1989.

    Nadia Comaneci, l’inspiration

    En 1976, Nadia Comaneci avait conquis le cœur des Québécois par son talent, sa grâce et sa fragilité. À l’annonce de sa défection de la Roumanie, les réactions fusent de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Montréal ce soir, 29 novembre 1989

    Sur des images qui ont inspiré toute une génération de gymnastes, Solveig Miller recueille les commentaires d’un entraîneur et d’une athlète qui a suivi ses traces.

    Au Québec, l’influence de Nadia Comaneci est manifeste. Après les JO de Montréal, le nombre de membres de la Fédération québécoise de gymnastique avait triplé et le nombre de clubs de gymnastique avait doublé.

    « On la respecte beaucoup à travers le monde, et probablement plus dans les pays de l’Ouest », affirme l’entraîneur André Simard.

    Interrogés dans la rue, des Roumains établis à Montréal comprennent son geste et disent la soutenir. D’autres Montréalais se souviennent de sa performance extraordinaire aux Olympiques.

    « Je suis complètement d’accord avec elle », déclare le hockeyeur Peter Stastny qui a obtenu l’asile politique au Canada après avoir fui le régime communiste de Tchécoslovaquie. « Ça montre clairement que le mouvement pour la démocratie, on ne peut pas l’arrêter ».

    Nadia Comaneci et son attachement pour le Québec

    Quelques jours après avoir fui la Roumanie, Nadia Comaneci atterrit à New York.

    Les États-Unis lui octroient promptement le statut de réfugiée.

    C’est toutefois une période sombre pour elle. Elle retrouvera un peu de lumière en s’installant de 1990 à 1991 dans le quartier Rosemont à Montréal, où elle nouera des amitiés profondes.

    Montréal ce soir, 5 juillet 2001

    Le 5 juillet 2001, à l'occasion du 25e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal, l’animatrice Pascale Nadeau s’entretient avec Nadia Comaneci au Montréal ce soir.

    Nadia Comaneci évoque dans cette entrevue ses souvenirs des JO qui ont fait d'elle l’idole de milliers de fillettes au Québec et à travers le monde.

    « Je sais qu’il y a eu beaucoup de petites Nadia », mentionne-t-elle en riant au sujet de sa renommée.

    Chaque jour, des lettres d’admirateurs continuent de lui parvenir en Oklahoma, où elle vit désormais avec son mari, le gymnaste américain Bart Conner.

    Devenue une ambassadrice dans son sport, Nadia Comaneci a fréquemment eu l’occasion de revenir à Montréal, notamment en 2017 comme présidente d’honneur des Championnats du monde de gymnastique.

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