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L’Est-du-Québec, un territoire « exceptionnel » pour les adeptes d’escalade

Un homme grimpe sur une falaise partiellement recouverte de glaçons.

Il existe des falaises « de calibre international » pour l'escalade de glace dans le secteur de Percé, selon Jean-François Girard, qui compare les glaçons à des molaires et à des méduses.

Photo : Courtoisie Jean-François Girard

Michaële Perron-Langlais

Passionné d’escalade, le Rimouskois Jean-François Girard a voyagé à travers le monde pour atteindre de nouveaux sommets. Il demeure toutefois convaincu que l’Est-du-Québec a beaucoup à offrir aux adeptes de ce sport.

On a toujours l'impression que dans notre cour, il n'y a pas grand-chose, dit-il. Je me suis rendu compte que, dans ma cour, il y avait un potentiel énorme.

Jean-François Girard aimerait que davantage de falaises soient nettoyées et équipées pour l’escalade dans la région, mais il reconnaît que les grimpeurs du coin ont beaucoup plus de choix qu’il y a deux décennies, lorsqu’il s’est installé au Bas-Saint-Laurent.

J’arrivais de Québec et je trouvais ça un peu exaspérant parce que je cherchais des falaises pour grimper, des gens pour grimper et c'était super difficile à trouver, se souvient-il. Avec le club des Grimpeurs de l’Est et Riki Bloc, dans les dernières années, il y a des gens qui se sont impliqués et qui se sont mis à grimper davantage et, là, c'est rendu très intéressant.

Un territoire « exceptionnel », mais méconnu

Malgré tout, Jean-François Girard considère que le potentiel de sa région pour l’escalade demeure méconnu. Il n’y a pas tant de publications ou d’informations qui sont véhiculées sur l’escalade autour de Rimouski, explique-t-il. Les gens ont plutôt l'impression que c'est sur le bord de l'eau, qu'il n'y a pas grand-chose, que la roche n’est pas bonne, mais c'est le contraire. C’est un endroit pour l’escalade qui est exceptionnel. Le potentiel de l’endroit n’est presque pas exploité.

Un homme grimpe une falaise sur le bord de l'eau alors qu'il neige.

Été comme hiver, la région du Bic possède un potentiel « exceptionnel » pour l'escalade, croit Jean-François Girard.

Photo : Courtoisie Jean-François Girard

C’est le cas, selon lui, même après l’arrivée du froid et de la neige. En allant vers la Gaspésie, il y a une des plus grandes concentrations de cascades de glace dans tout le Québec, affirme-t-il.

« À Percé, on descend en rappel dans des falaises incroyables, avec des glaçons qui ressemblent à des molaires, parfois à des méduses. Il y a de la glace qui est rose, des falaises de 100 mètres, d’un calibre international. »

— Une citation de  Jean-François Girard

Les deux côtés de la médaille de l’engouement pour l’escalade

Depuis quelques années, Jean-François Girard remarque qu'il y a de plus en plus de grimpeurs qui fréquentent les sites d’escalade de l’Est-du-Québec.

La popularité grandissante de cette activité a plusieurs avantages. Il est notamment plus facile pour lui de trouver des partenaires d’escalade qui partagent sa vision.

Cependant, cet engouement vient aussi avec quelques désagréments. Par exemple, il y a des gens qui vont arriver sur un site avec des radios. Ils vont faire du bruit et, en escalade, ce qui est primordial, c'est la communication, explique-t-il.

« Plus il y a de gens sur une falaise, plus il y a de risques de chute de pierres, d’erreurs techniques ou de communication. Mais je pense que, malgré tout ça, c'est très positif. »

— Une citation de  Jean-François Girard

Dans les années à venir, Jean-François Girard espère que les sites d’escalade et la communauté de grimpeurs de la région continueront de se développer.

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