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Équité salariale : la pression s'accentue sur le ministre Jean Boulet

Plan rapproché de Mme Éthier.

Sonia Éthier, présidente de la CSQ, a noté en conférence de presse à Québec que près du tiers des entreprises n'ont jusqu'à maintenant entrepris aucune démarche pour arriver à l'équité salariale.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rousselle

La Presse canadienne

Un mouvement s'organise en vue de forcer le ministre du Travail, Jean Boulet, à réviser la Loi sur l'équité salariale, de manière à rendre justice à toutes les femmes qui sont pénalisées sur le plan financier, malgré l'existence de cette loi depuis plus de deux décennies.

En conférence de presse, mardi, plusieurs porte-parole des principales centrales syndicales et d'autres groupes, appuyées par les trois partis d'opposition à l'Assemblée nationale, ont réclamé des correctifs à la loi qui date de 1996 et qui, selon le groupe, comporte des failles importantes.

On demande notamment que les correctifs salariaux prévus à la loi soient rétroactifs à 2010.

La présidente de la CSQ, Sonia Éthier, a fait valoir qu'avant l'entrée en vigueur de la loi, l'écart salarial horaire moyen entre hommes et femmes était de 15,8 % et qu'aujourd'hui, en 2019, il est encore au-dessus de la barre de 10 %.

Actuellement, seules les entreprises comptant 10 employés et plus sont visées par cette loi. Les syndicats et l'opposition souhaitent que tous les employeurs y soient désormais assujettis.

Dans les faits, ce ne sont donc que 70 % des entreprises qui ont entrepris les démarches vers l'équité salariale.

Il y a donc 30 % des entreprises qui n'ont encore rien fait au Québec, et ça, c'est inadmissible.

Sonia Éthier, la présidente de la CSQ

Le problème de fond n'est pas réglé

Le ministre Boulet avait apporté des correctifs à la Loi sur l'équité salariale au printemps dernier, mais cela ne suffit pas, d'après les syndicats et l'opposition, selon lesquels le problème de fond n'est pas réglé.

Le groupe a lancé une pétition, en appui à son projet mardi, de même qu'une campagne publicitaire vidéo mettant en vedette trois artistes : Marie Turgeon, Louise Richer et Sophie Prégent.

Ce qu'on demande, c'est qu'il y ait une révision de cette loi, que soient versés rétroactivement à la date de l'événement discriminatoire les correctifs salariaux, a résumé Mme Éthier.

Outre la présidente de la CSQ, participaient à la conférence de presse les députées Christine Labrie (QS), Monique Sauvé (PLQ), Méganne Perry Mélançon (PQ), et des porte-parole des syndicats suivants : la FTQ, la CSD, le SFPQ, de même que des représentantes de Pour les droits des femmes du Québec et du YWCA.

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