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Décret réclamé pour améliorer les conditions de travail des préposés aux bénéficiaires

Un panneau des Appartements de Bordeaux de la compagnie Chartwell à Québec.

Les employés travaillent dans quatre résidences privées réparties à Québec, Montréal et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Photo : Radio-Canada / Cimon Leblanc

Le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES) réclame au gouvernement Legault un décret de convention collective pour améliorer le sort de ceux et celles qui travaillent dans des résidences pour personnes âgées.

Cette requête survient alors qu'une grève de 375 travailleurs, majoritairement des préposés aux bénéficiaires, a été déclenchée dans la nuit de lundi à mardi.

Ces travailleurs travaillent dans quatre résidences privées réparties à Québec, Montréal et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Ils gagnent présentement environ 13,50 $ l'heure, mais revendiquent 15 $ l'heure à l'embauche et 1 $ d'augmentation par année, pour un contrat de trois ans.

Environ une centaine d'entre eux ont d'ailleurs manifesté mardi midi devant les Appartements de Bordeaux de l'entreprise Chartwell à Québec.

Des préposés aux bénéficiaires en grève manifestent sur un coin de rue.

Selon la résidence touchée, la grève doit durer 5 ou 10 jours.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Ça fait plusieurs grèves qu'on fait. Les employeurs ne nous entendent pas. [...] Il y a encore du monde qui gagne près du salaire minimum ici, a déploré la présidente du SQEES-FTQ, Sylvie Nelson, visiblement à bout de souffle.

L'entreprise Chartwell a indiqué lundi par courriel que les discussions visent à offrir une rémunération équitable, concurrentielle et qui reflète les aptitudes et les compétences de nos employés.

Ces propos ont été vivement dénoncés par la présidente du syndicat affilié à la FTQ lors d'un point de presse tenu mardi.

Je suis en tabarouette, a-t-elle lancé. C'est écœurant de dire ça! C'est débile! Ça n'a pas de bons sens!

Sylvie Nelson, présidente du syndicat des travailleurs.

Sylvie Nelson demande au gouvernement de François Legault de décréter des conditions de travail minimales au moyen d'un décret de convention collective.

Photo : Radio-Canada

Ce sont les employeurs qui nous forcent à être dans la rue avec des salaires misérables, a-t-elle finalement ajouté, entourée de travailleurs.

Le député et porte-parole en matière de travail pour Québec solidaire, Alexandre Leduc, s'est dit inquiet de la place grandissante du secteur privé dans le marché des résidences de personnes âgées. Selon lui, les entreprises ciblées par la grève ont la capacité d'offrir de meilleurs salaires à leurs travailleurs.

Il y a un énorme taux de roulement dans le secteur des résidences pour personnes âgées parce que les conditions de travail sont très difficiles, sont très pénibles et les salaires sont très bas.

Alexandre Leduc, député d'Hochelaga-Maisonneuve

Le député péquiste de Bonaventure Sylvain Roy en a profité mardi pour dénoncer le concept de maisons des aînés, dévoilé par le gouvernement Legault. Le projet doté d'un budget de plus de 2,6 milliards a été qualifié d'indécent par le péquiste.

On n’est même pas capable au gouvernement d'évaluer si on va avoir le personnel pour remplir les fonctions dans ces endroits-là, a-t-il dit. [...] Le message que ça envoie, c'est qu'on va prioriser les entrepreneurs, le béton et la construction, et non pas ceux et celles qui ont un rôle très significatif à jouer dans le soutien aux plus démunis de notre société.

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