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Pour sauver ses porcs, il sacrifie 100 tonnes de grains

Les producteurs porcins du Québec devront se conformer à de nouvelles normes d'ici 2024.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un producteur agricole de Chaudière-Appalaches se souviendra longtemps de la grève au CN. Privé de propane, Pascal Boivin a dû sacrifier une grande partie de ses récoltes annuelles pour sauver son élevage de porcs.

Un silo complet contenant 100 tonnes de grains a été sacrifié pour chauffer le bâtiment qui abrite environ 265 bêtes.

« Le choix n'est pas dur à expliquer, notre paie, c'est les animaux, on y va par priorité », explique Pascal Boivin, copropriétaire de la ferme Lorge à Saint-Narcisse-de-Beaurivage, dans Chaudière-Appalaches.

« Ça va peut-être bien prendre une semaine ou deux semaines avant qu'ils rattrapent le retard perdu », a-t-il ajouté.

Pascal Boivin, copropriétaire de la ferme Lorge à Saint-Narcisse-de-Beaurivage dans Chaudière-Appalaches lors d'une entrevue.

Pascal Boivin, copropriétaire de la ferme Lorge à Saint-Narcisse-de-Beaurivage dans Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

Si on avait le gaz naturel qui passait pas loin, on prendrait du gaz naturel, mais ici on est dépendants du propane.

Pascal Boivin, copropriétaire de la ferme Lorge

C'est du jamais-vu pour la famille Boivin qui exploite la ferme depuis quatre générations et qui craint désormais que le prix du grain grimpe en flèche en raison de la forte demande sur le marché. L'entreprise agricole est d'ordinaire autosuffisante et nourrit ses porcs avec le maïs, le soya et le blé qu'elle récolte.

Avec un peu de chance et un coup de pouce de Dame Nature, les agriculteurs auront le temps de récolter une cinquantaine de tonnes de maïs, toujours aux champs, si le propane arrive à temps.

Retour à la normale : deux semaines

Le pire est évité, mais les agriculteurs ne sont pas encore au bout de leurs peines, selon Patrice Breton de Propane GRG qui dessert le secteur.

Il faudra d'une à deux semaines pour un retour à la normale.

« Les réserves étaient très basses, on avait déjà rationné de 75 à 80 % de nos clients. On livrait juste l'essentiel, explique M. Breton. Je pense qu'on en avait pour deux ou trois jours au maximum. »

Tous les fournisseurs de propane vont avoir de tous leurs produits en même temps et nos fournisseurs devront rationner et envoyer équitablement entre chacun de leurs clients.

Patrice Breton de Propane GRG

Pour le député conservateur de Lévis–Lotbinière, la crise constitue un argument en faveur de la construction d'un pipeline pour acheminer du gaz naturel provenant de l'Ouest canadien.

« Advenant qu'il y ait une explosion quelque part ou une attaque terroriste, l'économie du Québec serait encore bloquée », estime Jacques Gourde.

Avec les informations de Sébastien Tanguay

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