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La disparition d'un programme d'éducation en français rebondit à Queen's Park

Affiche à l’entrée de l’Université Laurentienne de Sudbury où on voit le nom et le logo de l’établissement.

L’annulation d'un programme à l'Université Laurentienne permettant d’enseigner de la 7e à la 12e année a pris les étudiants par surprise.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le NPD demande au gouvernement Ford de faire pression auprès de l'Université Laurentienne de Sudbury pour qu'elle réinstaure un programme en français qui permet d'enseigner certaines matières de la 7e à la 12e année, alors que plusieurs écoles francophones de la province peinent à recruter suffisamment d'enseignants qualifiés.

Le programme en question ne fait plus partie des options offertes aux étudiants de l’École des sciences de l’éducation de l'Université Laurentienne.

L’annonce de la fermeture du programme a eu l’effet d’une bombe pour les étudiants, a dit le député de Sudbury, Jamie West, lors de la période de questions mardi.

« Qu’allez-vous dire aux étudiants qui rêvent et qui désirent enseigner aux jeunes du secondaire en français, mais qui sont maintenant incapables de le faire? »

— Une citation de  Jaime West, député néo-démocrate de Sudbury

Le député néo-démocrate de Mushkegowuk—Baie James, Guy Bourgouin, croit aussi que la province a le devoir d’intervenir directement auprès de l’Université Laurentienne.

Un homme avec un veston et une cravate.

Le député Guy Bourgouin estime que la province doit intervenir pour redonner aux futurs enseignants francophones les programmes nécessaires à leur apprentissage dans leur langue.

Photo : Assemblée législative de l'Ontario

Le ministre des Collèges et Universités, Ross Romano, admet avoir les mains liées, car les universités sont autonomes.

Ce n’est pas le rôle du gouvernement d’intervenir, mais nous reconnaissons qu’il y a une pénurie d’enseignants francophones et que nous travaillons en collaboration avec notre ministre de l’Éducation et le ministère des Affaires francophones, a-t-il indiqué.

Selon le député Guy Bourgouin, le retrait du programme confirme l'importance de mettre sur pied l'Université de l'Ontario français.

« Les premiers cours qui se font couper, ce sont les cours francophones dans les universités bilingues. »

— Une citation de  Guy Bourgouin, député de Mushkegowuk—Baie James

Ce gouvernement tout comme les libéraux avant eux traite les Franco-Ontariens comme des acquis. C’est une question d’équité, a aussi déclaré M. Bourgouin.

Un enseignant est assis sur son bureau et montre des choses au tableau en présence d’élèves assis en classe et qui écoutent.

L’Université d’Ottawa est le seul autre établissement à offrir la formation en enseignement en français, mais certaines options ne sont pas offertes en tout temps.

Photo : iStock / skynesher

Il est important pour nous de poursuivre le travail pour assurer une éducation en français et nous faisons ce qu’il faut avec l’Université de l’Ontario français, a affirmé le ministre Romano.

M. Romano compte aussi travailler avec le député Jamie West et le recteur de l’Université Laurentienne Robert Haché pour parler des défis entourant le recrutement d’étudiants.

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