•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le NPD réclame des changements au système de refuges d’urgence à T.-N.-L.

Portrait d'Alison Coffin.

La cheffe du Nouveau Parti démocratique Alison Coffin, réclame un groupe de travail sur les refuges d'urgence à Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Patrick Butler

Le Nouveau Parti démocratique de Terre-Neuve-et-Labrador exhorte le gouvernement provincial de réduire sa dépendance envers les entrepreneurs privés pour héberger les sans-abris.

Dans une lettre adressée au premier ministre Dwight Ball, la leader du NPD, Alison Coffin, réclame que la province forme immédiatement un groupe de travail pour proposer de façons d’améliorer l’hébergement des sans-abris.

La Société d’habitation de Terre-Neuve-et-Labrador (SHTNL) paie actuellement le loyer de logements privés pour héberger les sans-abris quand il manque d’espace dans les refuges à but non lucratif.

Radio-Canada a rapporté que les propriétaires de ces logements d’urgence fixent eux-mêmes le montant de leurs loyers et n’ont pas à offrir de services de santé à leurs clients ni d'aide pour qu'ils se trouvent un logement à plus long terme. En 2018-2019, l’un des propriétaires a récolté plus de 1,1 million de dollars du gouvernement provincial pour héberger des membres de la population itinérante à Saint-Jean.

Une approche collaborative

Mme Coffin envoie cette lettre à la suite d'une rencontre de résidents du centre-ville de Saint-Jean, où un homme de 23 ans est mort près d’un refuge privé le 5 novembre dernier.

Les gens voient ce qui se passe. Ils ont des idées sur la manière dont on pourrait améliorer la situation, mais ils sont frustrés de voir que jusqu'ici, le gouvernement ne semble pas en avoir fait assez pour régler la situation, explique-t-elle.

Elle soutient que les problèmes du système des refuges nécessitent une approche collaborative menée par un groupe de travail composé de représentants des secteurs du logement et de la santé, ainsi que de fonctionnaires municipaux et provinciaux.

Le groupe de travail devrait également se pencher sur les facteurs qui peuvent mener à l’itinérance, explique-t-elle. Ces facteurs incluent la pauvreté, la santé mentale et la toxicomanie.

Le 6 novembre, Lisa Dempster, la ministre responsable de la SHTNL, avait défendu le bilan de l'agence et assuré que la province avait de moins en moins recours à des logements privés. Mme Dempster a également soutenu que la durée maximale d’un séjour dans un refuge d’urgence à Terre-Neuve-et-Labrador a été réduite considérablement, soit de 300 à 215 jours.

Avec les informations de Ryan Cooke, CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Terre-Neuve-et-Labrador

Politique provinciale