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Vers un pavillon de l’UQAR à Baie-Comeau

Des gens levant la main en classe.

Après le secondaire ou le cégep de nombreux jeunes de l'ouest de la Côte-Nord doivent quitter la région pour poursuivre leurs études universitaires.

Photo : Getty Images / skynesher

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un projet de pavillon de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) est prévu à Baie-Comeau selon le maire de la municipalité, Yves Montigny.

En entrevue à l’émission Bonjour la Côte, M. Montigny explique que Baie-Comeau travaille avec l’UQAR pour déterminer quels programmes pourraient être offerts sur son territoire. Il s’agirait de programmes demandés par des étudiants du cégep de Baie-Comeau et de programmes présentement offerts ailleurs et populaires auprès des jeunes nord-côtiers quittant la région pour les études.

Yves Montigny dit toutefois qu’il est encore trop tôt pour donner une liste précise de programmes qui pourraient être offerts.

Il soutient qu’il serait également prématuré d’estimer les coûts de ces services étant donné que des négociations sont en cours avec le ministère de l’Enseignement supérieur.

Présentement, l’UQAR offre déjà le programme d’enseignement primaire et préscolaire à Baie-Comeau.

Avec ce programme, il y a un petit peu de cette antenne-là qui est décollée. Il faut faire l’autre bout de chemin pour ajouter, je vous dirais, presque huit programmes additionnels, propose M. Montigny.

Selon le maire de Baie-Comeau, le modèle mis de l’avant serait similaire à celui de l’antenne universitaire de l’UQAC à Sept-Îles, qui offre plusieurs programmes dans le pavillon Alouette, sur le campus du cégep.

Par une résolution unanime adoptée lors de son conseil des commissaires du 19 novembre dernier, la Commission scolaire de l'Estuaire a donné son appui à l'implantation de cette antenne universitaire de l'UQAR à Baie-Comeau.

Du côté de l'UQAR, on préfère attendre avant de parler du projet d’antenne universitaire à Baie-Comeau, expliquant qu'il reste encore plusieurs étapes à franchir avant de s’avancer sur une date pour une annonce officielle.

Il s’agit d’un projet qui rassemble plusieurs intervenants du milieu et le dossier avance bien. Les besoins pour établir une telle antenne ont été démontrés et l’UQAR est en mode action pour bonifier sa présence dans le secteur Ouest de la Côte-Nord, indique tout de même par courriel Jean-François Bouchard, un porte-parole de l'université rimouskoise.

Rattraper un retard

Pour Yves Montigny, la région de Baie-Comeau et de la Haute-Côte-Nord a un retard à rattraper en termes d’éducation supérieure non seulement par rapport au reste du Québec, mais aussi à la région de Sept-Îles.

La Corporation des services universitaires du secteur ouest de la Côte-Nord offre déjà des cours depuis plusieurs années à Baie-Comeau.

À partir du moment où un nombre suffisant d’étudiants étaient intéressés, des appels d’offres ont lieu et l’institution ayant la soumission la moins chère pouvait offrir le cours.

Un modèle que M. Montigny juge désuet. D’attendre qu’il y ait assez d’élèves, ce n’est pas proactif. C’est un modèle qui est en fin de vie, un modèle qui ne fonctionne plus, explique-t-il.

Le maire espère que l'antenne potentielle de l'UQAR puisse permettre un service plus stable.

Il faut que les gens sachent que ces cours-là vont se donner tout le temps. S'il y a huit cours permanents qui se donnent à Baie-Comeau d'année en année, on attend pas d'avoir assez d'élèves, on le donne tout le temps. L'enjeu il est là. Les gens qui ne savent pas si le cours par exemple en administration va se donner quand ils auront fini leur préuniversitaire ou leur technique, bien ils appliquent partout ailleurs au Québec, dit Yves Montigny.

Mettre un frein à l’exode

L'élu trace un lien clair entre l’exode démographique qui touche la Côte-Nord et le fait qu’il n’existe pas d’offre universitaire, particulièrement dans l’ouest de la région.

« Il y a un lien de causalité clair qui fait que nos jeunes, après leurs études secondaires ou collégiales, quittent la région et il faut se battre pour les ramener. »

— Une citation de  Yves Montingy, maire de Baie-Comeau

La Côte-Nord, c’est la région au Québec qui se vide, on perd 2000 citoyens par année, c’est le temps que ça arrête, martèle-t-il.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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