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Le bénévolat, ça fait du bien et c'est bon pour la santé!

Donner de son temps, c'est aussi un peu s'aider soi-même. Marie-Jeanne Will, Raymond Lepage et Jocelyne Poirier, trois bénévoles de la Saskatchewan, nous ont parlé de leur expérience.

Photo : Radio-Canada

Gregory Wilson

Le temps des Fêtes est considéré par de nombreux Canadiens comme un moment idéal pour faire preuve de générosité. Toutefois, plusieurs personnes propagent le bonheur par leurs gestes auprès des personnes dans le besoin tout au long de l’année. Trois bénévoles nous racontent ce qui les motive.

Donner aux autres par amour pour un étranger

Marie-Jeanne Will fait du bénévolat à temps plein depuis plus d’une décennie. Elle s’implique surtout dans plusieurs initiatives de la paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens, à Saskatoon. Le parrainage et l’accompagnement de nouveaux immigrants sont deux activités qui lui tiennent à cœur.

J’ai une raison pour me lever le matin [...] Je suis comblée en faisant cela, alors c’est ce que je fais, explique Marie-Jeanne Will.

La bénévole se consacre en ce moment à une famille syrienne et à une famille d’Ouïgours. Elle est aussi en train d’organiser le parrainage d’une famille congolaise.

Durant son temps libre, elle se promène en offrant des cartes-cadeaux de Tim Hortons à des sans-abri pour qu’ils puissent s’acheter un café.

Marie-Jeanne Will est assise sur un banc dans la Paroisse Saints-Martyrs-Canadiens.

Marie-Jeanne Will est bénévole à temps plein depuis plus d'une décennie. Elle s'implique notamment dans des causes en lien avec la paroisse des Saints-Martyrs-Canadiens, à Saskatoon.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Je suis à la retraite, je n’ai pas de travail, alors je suis chanceuse d’avoir ce temps libre pour donner aux autres et ça me donne de la joie. Ça me satisfait.

Marie-Jeanne Will, bénévole

Elle pense d’ailleurs que, étant pratiquante, faire du bénévolat fait partie de ses responsabilités.

Je marche tous les jours pour me garder en forme physiquement. Je fais du bénévolat pour me garder en forme spirituellement, confie-t-elle.

La satisfaction d’un travail bien fait

Pour Raymond Lepage, donner de son temps et de son expertise à la société est un devoir.

Faire du bénévolat n’est pas nécessairement un choix, dit-il. On est peut-être fait comme ça. Il y a des gens dans la société qui sont des donneurs.

Raymond Lepage s’implique dans sa communauté, notamment en faisant partie de plusieurs conseils d’administration dans la Ville des Ponts, depuis plusieurs années.

Raymond Lepage devant le pont Université à Saskatoon.

Raymond Lepage siège à plusieurs conseils d'administration à Saskatoon, notamment dans la communauté francophone.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Malgré ce sentiment d’obligation, Raymond Lepage dit retirer de la satisfaction de son bénévolat.

Retraité lui aussi, il considère que c’est une façon de redonner à la société une partie de ce qu’on a reçu .

Se sentir mieux en tant que personne

Jocelyne Poirier est aussi une bénévole aguerrie. Elle participe depuis plusieurs années à un grand nombre d'organismes et d'activités dans sa communauté.

Le bénévolat l’aide à se sentir mieux en tant que personne.

Je me sens utile à la vie, affirme-t-elle. Je me sens capable d’apporter de l’aide.

Jocelyne Poirier devant le marché fermier à Saskatoon.

Jocelyne Poirier est persuadée d'être devenue une meilleure personne en faisant du bénévolat.

Photo : Radio-Canada / Grégory Wilson

Elle pense notamment que le bénévolat a aussi fait d'elle une meilleure personne.

Je suis devenue plus sensible à la vie, plus sensible aux situations qui sont critiques dans la vie. Ça m’a permis de m’adoucir, ça m’a donné des ouvertures du cœur.

Jocelyne Poirier, bénévole

Bon pour la santé

Jocelyne Poirier n’est pas la seule à constater une différence dans sa perspective depuis qu’elle fait du bénévolat. Tim Leis, un psychologue de Saskatoon, remarque que les gens qui participent à leur communauté en tant que bénévoles se sentent mieux.

[Le bénévolat] augmente la confiance personnelle, ça augmente l’optimisme. On voit la beauté dans le changement des autres, déclare-t-il.

Il ajoute que cet engagement communautaire a pour effet de réduire l’anxiété et de diminuer les risques des dépression, ce qui peut aussi améliorer la santé physique et la durée de vie d’une personne.

Quand vous augmentez votre confiance personnelle, par exemple, ça réduit votre vulnérabilité au stress, ça change la façon dont votre cerveau fonctionne. Ça réduit l’adrénaline et le cortisol. Le cœur et la pression artérielle peuvent en bénéficier.

Tim Leis, psychologue

Au-delà des bénéfices qu’il apporte à la santé, Tim Leis voit dans le bénévolat une note d’espoir pour l’humanité.

C’est pour vivre de belles choses dans la vie, renouveler son espoir dans les autres autour de nous et être inspirés tout simplement, conclut-il.

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