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Santé mentale : les besoins des élèves augmentent au Nouveau-Brunswick

Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

De plus en plus d'élèves dans les écoles publiques signalent des symptômes d'anxiété ou de dépression, selon les données du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.

Photo : Getty Images / AngiePhotos

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De plus en plus d'élèves au Nouveau-Brunswick signalent des symptômes d'anxiété ou de dépression, selon le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.

L’organisme a sondé 39 000 élèves de la 6e à la 12e année qui fréquentent 187 écoles publiques et deux écoles des communautés autochtones de la province.

Jusqu’à 48 % des répondants ont signalé des symptômes d'anxiété ou de dépression, contre 40 % en 2015-2016, souligne le Conseil de la santé.

Environ 30 % des répondants ont eu besoin de parler à quelqu'un d'un problème mental ou émotionnel au cours des 12 mois précédant l'enquête, ajoute l’organisme, et 10 % de tous les élèves ont déclaré n’avoir consulté personne à ce sujet.

Les raisons données par les élèves pour expliquer pourquoi ils n’ont consulté personne peuvent mener à une amélioration des services qui leur sont offerts, selon le directeur général du Conseil, Stéphane Robichaud.

Plus de 20 % ont déclaré qu'ils ne savaient pas à qui s'adresser pour obtenir de l'aide et 70 % ont déclaré qu'ils ne se sentaient pas à l'aise de parler de leur problème en utilisant les services disponibles, dit-il.

Le Conseil de la santé note d'autres tendances inquiétantes chez les jeunes.

On sait que l’usage, par exemple, du vapotage, on a vu une augmentation à ce niveau-là. On était à peu près aux alentours de 20 % au dernier sondage et maintenant, provincialement, on est plus près de 30 %, indique M. Robichaud.

Le manque de sommeil chez les jeunes demeure problématique. Seulement 37 % des répondants ont signalé dormir au moins huit heures par nuit. Pour les jeunes, le sommeil joue un rôle primordial, essentiel, à leur développement et peut certainement avoir un impact sur leur santé mentale, souligne M. Robichaud.

Un étudiant fait une sieste, appuyé sur ses bras, dans une classe remplie d'élèves attentifs

Bien des élèves ne dorment pas huit heures par nuit, selon les données du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick.

Photo : Getty Images

Le Conseil de la santé recommande à la société néo-brunswickoise d’encourager et d’appuyer les jeunes pour qu’ils prennent de meilleures habitudes.

Au niveau individuel, par exemple sur des éléments comme le sommeil, nos jeunes peuvent faire beaucoup plus. Au niveau de nos familles, de s’assurer premièrement qu’on sensibilise bien nos familles sur l’importance de ces points-là, mais aussi de bons soutiens aux familles. Et au niveau des communautés et des écoles, les communautés peuvent faire beaucoup pour épauler chacune de leurs écoles pour s’assurer que même à l’extérieur des heures d’école que l’on a un environnement propice pour des comportements qui vont mener à une meilleure santé physique et mentale, conclut Stéphane Robichaud.

Le rapport s’intitule Sondage sur le mieux-être des élèves du Nouveau-Brunswick de la 6e à la 12e année 2018–2019. Le document est publié sur le site Internet du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick (Nouvelle fenêtre).

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