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Protestation interne : Google congédie 4 personnes

Le logo de Google est inscrit sur des fenêtres du siège social de Google.

Google est contesté par une partie de son personnel.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Radio-Canada

Google a congédié, lundi, quatre personnes pour avoir consulté des documents auxquels elles n'auraient pas dû accéder. Cette annonce a provoqué la colère de collègues, qui y voient une mesure de représailles envers des membres du personnel qui font partie des mouvements de protestation.

Cette décision de l'entreprise est surtout destinée à entraver toute tentative d'organisation parmi les membres du personnel, estime, dans un message publié sur la plateforme Medium, un groupe de personnes qui travaillent pour Google et qui avait co-organisé, à la fin de 2018, un arrêt de travail, baptisé Google Walkout For Real Change. L'objectif était de dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de l'entreprise.

Un courriel envoyé au personnel

Selon l'agence Bloomberg, la direction a envoyé, lundi, un courriel à toutes les personnes salariées expliquant avoir congédié quatre de leurs collègues ayant clairement et à plusieurs reprises enfreint les politiques en matière de sécurité des données.

Une enquête approfondie a montré que ces personnes avaient délibérément effectué des recherches systématiques sur les documents et les travaux d'autres membres du personnel, des recherches qui n'entraient pas dans la définition de leurs tâches, précise l'entreprise dans le document.

Sans révéler l'identité des personnes concernées, Google a confirmé à l'AFP les avoir licenciées et avoir rédigé le contenu du courriel dévoilé par Bloomberg. Le groupe n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Une des employées concernées, Rebecca Rivers, a confirmé, lundi sur son compte Twitter, avoir été démise de ses fonctions. Elle avait notamment critiqué le fait que Google travaille avec l'agence américaine responsable de l'immigration et des frontières.

Google change de politique

Selon le texte publié sur Medium, l'entreprise a commencé par engager une société spécialisée dans la lutte contre la syndicalisation dans les entreprises.

À peu près au même moment, Google a remodelé ses politiques pour faire de la simple consultation de certains documents une infraction pouvant justifier un congédiement, est-il écrit dans le message.

Ce changement de politique constituait une excuse pour exercer des représailles contre les membres de son personnel cherchant à s'organiser, donnant [à Google] un prétexte pour choisir qui cibler, est-il ajouté.

Le groupe, filiale d'Alphabet, se trouve de plus en plus souvent pris à partie par son personnel sur des questions telles que le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou sa participation à des appels d'offres pour des agences américaines dans le domaine de la défense ou de l'immigration.

Avec les informations de Agence France-Presse

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