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Scheer continue de subir les foudres de son parti

Plusieurs candidats défaits ainsi que des organisateurs québécois demandent au chef conservateur de quitter son poste dès que possible.

M. Scheer regarde par terre.

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, est de plus en plus contesté au sein de ses troupes.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Andrew Scheer participait, lundi soir, au centre-ville de Montréal, à la première de deux rencontres de type bilan avec l’aile québécoise du parti. Un exercice qu’il a aussi fait en Atlantique et dans le Grand Toronto.

Plus d’un mois après l’élection, près d’une quarantaine d’ex-candidats étaient présents, dont certains avaient un message clair.

Andrew Scheer n’est pas l’homme de la situation, il a perdu l’autorité morale auprès de ses troupes, auprès des Québécois, a lancé Maikel Mikhael, ex-candidat dans Rivière-des-Mille-Îles.

[Il] ne peut pas gagner la prochaine élection au Québec, je ne m’impliquerai pas dans la circonscription s’il reste, a affirmé François Desrochers, ex-candidat dans Mirabel.

Une source conservatrice, présente à la rencontre entre M. Scheer et les ex-candidats, a indiqué que les échanges pendant la rencontre de 160 minutes étaient dévastateurs.

Beaucoup d’ex-candidats lui ont dit : pars dans l’honneur, n’attends pas le vote de confiance d'avril pour te faire humilier, a raconté cette source. Tout le monde veut qu'il comprenne de lui-même.

Selon cette source, la frustration ne se limite pas qu’au Québec. En Ontario et dans l’Atlantique, plusieurs conservateurs souhaiteraient aussi qu’il démissionne.

Plus vite on avance, plus vite on sera prêts pour la prochaine élection, qui va venir avant 4 ans, a affirmé l’ex-candidate Marie-Claude Fournier, qui souhaite aussi que M. Scheer démissionne.

Certains ex-candidats, comme Yves Lévesque, ne croient toutefois pas qu’il soit obligé de quitter son poste. Il a beaucoup écouté, il a compris le message, et ça sera à lui d’ajuster son discours, a-t-il mentionné.

Par contre, pour un des organisateurs du parti au Québec, qui se rencontraient aussi lundi à Montréal, l’opposition à Andrew Scheer semble presque unanime. On ne peut pas continuer avec Scheer, c’est le constat qui se dégage, a commenté Laurent Proulx.

Si Andrew Scheer espérait avoir calmé les tensions, samedi, en congédiant sa garde rapprochée, cela n’a pas du tout fonctionné.

Ça lui a pris un mois à faire le ménage... ça a permis à la grogne de s'organiser, a affirmé une source conservatrice.

Plusieurs organisateurs et candidats qui n’ont pas voulu accorder d’entrevue à visage découvert ont indiqué qu’ils iront à Toronto en avril pour voter contre M. Scheer, mais qu’ils espèrent ne pas avoir à s’y rendre.

Pour sa part, Andrew Scheer est arrivé et a quitté la rencontre loin des caméras et n’a pas voulu répondre aux questions.

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