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« 16 jours d'activisme » contre la violence à l’égard des femmes

Les 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le sexe commencent le 25 novembre.

Photo : iStock

Radio-Canada

À l'occasion de la quatrième Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, lundi, une campagne qui vise à conscientiser les citoyens sur ce fléau social et nommée « 16 jours d'activisme » a été lancée au Canada.

La campagne se terminera à la Journée internationale des droits de la personne, le 10 décembre, presque 30 ans jour pour jour après l'assassinat de 14 femmes par Marc Lépine à Polytechnique Montréal, le 6 décembre 1989.

Malgré d'importantes avancées en matière d'égalité entre les femmes et les hommes, il reste encore du travail à faire. La persistance d'actes de violence dont demeurent majoritairement victimes les femmes, la banalisation de ceux-ci et les manifestations de sexisme demeurent omniprésentes.

La ministre québécoise responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest

De son côté, la ministre fédérale des Femmes et de l’Égalité des genres, Maryam Monsef, a indiqué que le thème de la campagne cette année, #NosGestesComptent, démontre que personne, ni aucun gouvernement, ne peut à elle seule ou à lui seul mettre un terme à la violence fondée sur le sexe.

Pour faire de nos foyers, nos collectivités et nos milieux de travail des lieux sécuritaires, il faut l'appui et l'engagement de chacune et chacun d'entre nous.

Maryam Monsef, la ministre fédérale des Femmes et de l’Égalité des genres

La ministre fédérale a fait valoir que les recherches démontrent que les personnes lesbiennes, gaies et bisexuelles sont deux fois plus à risque de faire l'objet d'un crime violent, et que les personnes non binaires, transgenres, bispirituelles ou d'une diversité de genres connaissent des niveaux élevés de violence au Canada.

Le gouvernement fédéral de Justin Trudeau s'était engagé à consacrer plus de 200 millions de dollars à une stratégie visant à résoudre ce problème. Lors de la dernière campagne électorale, les libéraux ont promis 30 millions de plus pour préparer un plan d'action national.

Une cause mondiale

Lundi, lors de la quatrième Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté notamment en France, en Italie, en Belgique, en Espagne, en Russie, en Amérique latine et en Turquie.

Selon l’ONU, 87 000 femmes ont été tuées dans le monde en 2017, dont la moitié par des proches.

En France, au moins 117 femmes ont été tuées en 2019 par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte de l'AFP.

Le gouvernement français a promis une enveloppe de 527 millions de dollars l’année prochaine dédiés à la lutte contre les violences faites aux femmes. De plus, le gouvernement a prévu de nouvelles mesures juridiques.

En Afrique du Sud, où une femme est assassinée toutes les trois heures, le président Cyril Ramaphosa a lancé un plan d'urgence doté de plus de 146 millions de dollars.

En Grèce, la police a annoncé la mise en place d'un nouveau service dédié, comprenant juristes, sociologues et psychologues.

La violence domestique dans ce pays a pris des dimensions inquiétantes ces dernières années, avec une hausse de 34,5 % entre 2014 et 2018.

L'Espagne est un pays pionnier dans la lutte contre les crimes envers les femmes. En 2004, une loi contre les violences de genre y avait été adoptée, à l'initiative du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, suivie d'un Pacte national en 2017 quand le conservateur Mariano Rajoy était au pouvoir.

En Argentine, où les féminicides ont fait 229 morts de janvier à octobre, plusieurs centaines de femmes ont manifesté à Buenos Aires.

En Russie, où les violences domestiques ont été décriminalisées en 2017, un millier de personnes ont manifesté lundi soir à Moscou.

Et en Turquie, la police a dispersé, à coups de gaz lacrymogène et de balles en plastique, plusieurs milliers de manifestants, des femmes pour la plupart, qui défilaient à Istanbul pour demander la fin de l'impunité pour les auteurs de violences contre les femmes, un mal endémique dans le pays.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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