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Les compressions de la Ville de Winnipeg pourraient frapper Saint-Boniface de plein fouet

Un homme avec un canoë sur la tête, qui attend le signal pour traverser une artère principale de Winnipeg.

L'avenue Portage, à Winnipeg, a bien porté son nom lundi, lorsqu'un homme y a porté son canoë en guise de manifestation contre des compressions proposées par la Ville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De la pointe Hébert au parc Windsor, des résidents du quartier Saint-Boniface, à Winnipeg, déplorent l’impact potentiel de compressions proposées par les fonctionnaires municipaux dans l’élaboration du budget pluriannuel 2020-2023.

La piscine du parc Windsor et les arénas Maginot et Bertrand sont parmi les huit centres récréatifs de Saint-Boniface qui sont menacés de fermeture.

Les enfants vont être sur la glace moins souvent, déplore Pit Turenne, un entraîneur de hockey mineur. Il craint que la fermeture de deux arénas de Saint-Boniface ne mette en péril ses entraînements hebdomadaires.

Ça va vraiment nuire aux équipes comme la nôtre, il n’y a vraiment pas de glace libre très souvent à Winnipeg, poursuit-il. Son équipe se trouve à Southdale. Elle doit régulièrement quitter la ville pour ses entraînements.

Encore une piscine menacée

Les services municipaux d’été sont aussi menacés, comme le rappelle le conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard. Il y a [aussi] deux piscines extérieures, une station de pompiers et trois pataugeoires, dit-il.

Saint-Boniface sera particulièrement impactée si les propositions sont acceptées.

Une citation de :Mathieu Allard, conseiller municipal de Saint-Boniface

Il invite les habitants du quadrant sud-est de la ville à se mobiliser.

Des audiences publiques ont lieu toute la semaine à l'Hôtel de Ville. Ainsi, des délégations auront l'occasion de se prononcer sur l'avenir de ces services communautaires.

C'est important que les résidents de Saint-Boniface communiquent l’importance qu’ont ces installations pour eux, dit le conseiller municipal.

Un excavateur démolit un petit bâtiment bleu.

La démolition de la piscine Norwood à Saint-Boniface en été 2019

Photo : Radio-Canada

Une pétition contre la fermeture de la piscine du parc Windsor a été lancée sur Internet. Après la fermeture de la piscine Norwood, l'été dernier, Mathieu Allard salue le lancement de cette nouvelle pétition.

L'instigatrice de la pétition, Corinne Delannoy, estime que ces infrastructures sont essentielles pour la communauté.

« Elles sont accessibles à tous », dit-elle, en dressant une liste de bienfaits : Il n’y a pas de frais d'entrée, elles permettent aux enfants de rester actifs et, en plus, [...] c'est une façon d'éviter la délinquance en occupant les jeunes.

Les huit infrastructures visées par les compressions

  • 3 piscines : HappyLand, parc Windsor et Bonivital
  • 2 arénas : Maginot et Bertrand
  • 2 pataugeoires : Champlain et parc Windsor
  • la caserne de pompiers de St-Boniface

Sauver Sauvons notre Seine

Lundi, une quinzaine de membres de l’organisme Sauvons notre Seine, qui entreprend le nettoyage et le rétablissement de la rivière tributaire de la Rivière rouge à Winnipeg, se sont rendus à une réunion à l’hôtel de ville.

Une rivière dans un paysage automnal.

La rivière Seine, dans Saint-Boniface, en automne.

Photo : Radio-Canada / Sylviane Lanthier

Ils voulaient manifester leur mécontentement au sujet du fait que l’organisme ne pourrait ne plus être subventionné par la Ville à l’issue du prochain budget.

Le service municipal des eaux et des déchets a proposé, dans un rapport publié le 14 novembre, de mettre fin à une subvention annuelle de 30 000 $ accordée à l’organisme depuis 5 ans.

Le président sortant de Sauvons notre Seine, Denis Gautron, fait valoir que Winnipeg a encore plus besoin de l’organisme après la tempête destructrice d’octobre.

Ça nous inquiète beaucoup, parce qu'il y a beaucoup d'arbres tombés dans la rivière Seine à cause de la tempête du mois d'octobre. Ce sera beaucoup de travail pour faire l'entretien l'été prochain, dit-il.

Avec les informations de Sophie Pelletier

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