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Mathieu Dufour, l’humoriste qui remplit ses salles grâce à Instagram

Le jeune homme sourit à la caméra, une main sous le menton.

L'humoriste Mathieu Dufour

Photo : capture d'écran / mathieudufour.com

Radio-Canada

On le voyait à peine dans l’espace public depuis sa sortie de l’École nationale de l’humour, il y a deux ans, et voilà que son visage commence à tapisser la scène québécoise. Retenez le nom de Mathieu Dufour, car pour ce jeune humoriste et improvisateur, tout est possible.

L’annonce est parue sur son compte Instagram seulement. En quatre heures, les billets pour ses deux spectacles au Club Soda, les 5 et 12 décembre prochains, se sont envolés.

Ça a été surprenant. Moi aussi, ça m'a un peu jeté par terre, admet l’humoriste de 25 ans, en entrevue avec la chroniqueuse culturelle Catherine Richer, de l’émission Le 15-18.

S’il est soufflé, c’est que tout a déboulé rapidement pour l’humoriste originaire de Jonquière, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il a gagné ses 44 000 abonnés grâce au bouche-à-oreille, en l’espace d’un an. De fil en aiguille, les gens sur les réseaux sociaux me demandaient quand j'allais faire des spectacles sur scène, raconte-t-il.

Ce n'est pas le chemin le plus classique, mais il est bien de son temps. Je suis vraiment content en même temps, parce que ça me ressemble, ajoute l’humoriste.

J'aime ça, passer par la trail de Ski-Doo pendant que tout le monde roule sur le chemin principal, illustre-t-il. Ça faisait très Saguenay–Lac-Saint-Jean, cette phrase-là!

Pas de moule

À quoi ça ressemble, un spectacle signé Mathieu Dufour? Il raconte des anecdotes, des tranches de vie « 100 % véridiques », qu’il va même piger dans un bol pour plus de spontanéité ou encore il digresse longuement à propos de ce qu’une personne lui crie depuis la salle.

Il y a beaucoup de contenu qui vient au jour le jour. Si j'ai vécu de quoi aujourd'hui sur Instagram, et que les gens qui l'ont vécu aussi, ils trouvent ça drôle, je vais leur en parler au prochain spectacle. Ça, c'est sûr et certain. C'est pas mal tout le temps des nouveaux spectacles.

Mathieu Dufour, humoriste

S’il y a un seul fil conducteur à ses spectacles, c’est bien la liberté. Justement, cette liberté lui manquait à l’École nationale de l’humour (ENH), où il s’était inscrit sur un coup de tête. Ça a été un “t’es pas game” qui est allé trop loin… trop loin, genre deux ans de scolarité, dit-il à la blague.

Sans toutefois critiquer la façon d’enseigner de l’ENH, Mathieu Dufour admet qu’écrire des textes, mot à mot, les faire réviser, les ajuster, ce n’est pas sa façon de faire. C’est trop restreignant. L’humoriste, qui a une solide expérience en improvisation, préfère se lancer dans le vide à chaque représentation.

Je me rendais compte que j’aimais ça, ne pas avoir de brides, de pouvoir, comme un grand cheval fou, partir et faire un peu n'importe quoi.

Mathieu Dufour

Débouler au ralenti

Mathieu Dufour n’a pas de plans précis pour l’avenir, mais il a déjà du pain sur la planche : il doit réaliser des capsules pour le prochain Gala Les Olivier, le 9 décembre, en plus de faire partie du numéro d’ouverture et de prendre d’assaut le compte Instagram d’ICI Télé.

Surtout, le prochain talk-show de Julie Snyder, La semaine des 4 Julie, lui réserve une place parmi les collaborateurs. Il ne peut en dévoiler trop pour l’instant, mais il aimerait peut-être redonner vie à son personnage Jean-Paupière, le maquilleur de stars exubérant qui a vu le jour dans L’Open Mic de..., sur V.

Malgré le fait que tout déboule à une vitesse hallucinante, l’humoriste veut prendre son temps. Il travaille aujourd’hui sans boîte de production. Pour l’instant, il ne veut pas de grosse tournée de 200 spectacles, de période de rodage et tout le reste.

Je veux faire tout, et je vais tout faire, mais tout va arriver en temps et lieu. Je ne suis pas pressé, insiste-t-il.

Il n’y a pas de limite, ajoute-t-il, en mentionnant qu’il aimerait peut-être produire son propre talk-show ou sa propre émission de radio.

Je me rends compte qu'avant, je me mettais des barrières sur tout, déplore-t-il. Mais j'ai compris qu’il y a une belle liberté à ouvrir ces barrières-là et à juste partir à la course dans le grand pré du bonheur… Mon dieu. C’est dégueulasse ce que je viens de dire.

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