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Une agence de protection des enfants autochtones victime d’une cyberattaque

Une affiche de l'organisation.

Un virus a infecté le réseau de l'organisation et provoqué un arrêt total du système informatique.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Le Southern First Nations Network of Care (SFNNC) a subi, le 21 novembre, un piratage qui visait huit agences de protection des enfants et des familles au Manitoba.

Le porte-parole, Jim Compton, affirme que son organisme travaille à déterminer l’étendue et l’origine de l’attaque et quelles informations ont été atteintes.

À l’heure actuelle, seule la nature complexe de l’attaque a été notée par le porte-parole. Il estime que le système informatique a été infecté par un rançongiciel. Il assure toutefois ne pas connaître l’origine du virus.

Nous pensions que notre système en place était bon. C’est pour cela que huit de nos agences étaient dessus. Nous nous pensions protégés, mais le système a failli.

Jim Compton, porte-parole du Southern First Nations Network of Care

La présidente de la SFNNC, Margaret Swan, n’a pas voulu confirmer si les pirates ont demandé une rançon. Elle dit vouloir limiter les informations données au public sur cette faille pour laisser cours à l’enquête.

Une fuite de données potentielle

Cette brèche dans la protection numérique de l’organisme a causé l’arrêt total de son système informatique et pourrait avoir de graves conséquences sur les données des usagers.

Les dossiers de milliers d’enfants placés, de leurs familles et de leurs parents nourriciers contenant notamment des informations bancaires se trouvaient sur les ordinateurs piratés.

Le réseau supervise 10 agences de services à l'enfant et à la famille s’occupant de plus de 30 Premières Nations. Environ 15 000 membres de communautés du sud du Manitoba sont représentées à travers ces agences.

Au total, huit agences sont concernées par l’attaque :

  • Animikii Ozoson Child and Family Services;
  • Anishinaabe Child and Family Services;
  • Dakota Ojibway Child and Family Services;
  • Intertribal Child and Family Services;
  • Peguis Child and Family Services;
  • Sagkeeng Child and Family Services Southeast Child and Family Services;
  • et West Region Child and Family Services.

Les deux autres agences de l'organisation n’ont pas été touchées, car elles utilisent un système différent.

Même la SFNNC dit avoir pris des mesures d’urgence pour limiter les effets du piratage, de nombreuses questions subsistent sur ses conséquences.

Le porte-parole de la Défenseure des enfants du Manitoba s’est dit extrêmement inquiet quant à la protection des informations confidentielles des enfants et des familles.

Limiter les dégâts

À l’heure actuelle, une majorité d’ordinateurs sont hors service. La présidente-directrice générale, Clemene Hornbrook, demande une aide d’urgence à la province pour contrer cette attaque. Le réseau reçoit déjà chaque année 713 000 $ pour son équipement technologique.

L’affaire est aujourd’hui entre les mains des enquêteurs, qui traitent cette attaque comme criminelle. La Gendarmerie royale du Canada et une entité indépendante ont notamment été contactées par le réseau pour tenter de régler le problème.

Le personnel du réseau de services à l'enfance et à la famille des Premières Nations est disponible pour répondre aux questions des partenaires de la protection de l’enfance par téléphone ou télécopieur.

En attendant que tout ne revienne à la normale, la SFNNC devra accéder manuellement à environ 5000 dossiers d’enfants.

Avec les informations de Dana Hatherly et Marina von Stackelberg

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