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La sécurité des mères et des bébés à Shawville sera réévaluée, dit la ministre de la Santé

La ministre McCann lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, s'est dite touchée par le témoignage d'une infirmière de l'hôpital de Shawville (archives).

Photo : Radio-Canada

Laurie Trudel

La ministre de la Santé du Québec, Danielle McCann, affirme que la sécurité des mères et de leurs nouveau-nés sera réévaluée à l’hôpital de Shawville, à la suite du témoignage confidentiel d’une infirmière de l’unité d’obstétrique. Celle-ci dit s'inquiéter pour la vie des patients en raison d'un manque criant de personnel à l’établissement de santé du Pontiac.

En entrevue à l’émission Les matins d’ici, Danielle McCann s’est dite touchée par le cri du coeur de cette professionnelle de la santé. La ministre a assuré que la sécurité des soins demeure sa priorité, tout comme la santé du personnel soignant.

Notre objectif, c'est toujours de laisser le service ouvert, mais moi je suis très sensible à ce que dit cette infirmière.

Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

L’établissement [le CISSS de l’Outaouais] doit évaluer au fur et à mesure ce qu'il faut faire pour l'ensemble des équipes et pour la sécurité des mamans et des bébés, a souligné la ministre.

Mme McCann a reconnu que la situation est difficile à Shawville, mais elle a assuré qu’il y avait de l’espoir. Deux infirmières supplémentaires vont arriver en renfort après le temps des fêtes, a-t-elle soutenu.

Pour sa part, le ministre responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe a soutenu que la sécurité était une priorité.

C’est un cri du cœur que l’on doit entendre. D’ailleurs, ma collègue Danielle McCann l’a très clairement signifié. La priorité, et on ne fera aucun compromis là-dessus, c’est la sécurité et la santé, autant des mamans, de leurs bébés que du personnel, a-t-il renchéri.

M. Lacombe a aussi assuré toute sa confiance dans le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

Quand on pense que la situation n’est pas sécuritaire, évidemment, on ferme l’endroit et on n’offre pas le service. Donc, moi, je suis persuadé que le CISSSO va s’assurer chaque jour que la situation est sécuritaire. Et si ça ne l’est pas, le CISSSO va prendre les moyens nécessaires pour remédier à la situation, a-t-il poursuivi.

En ce moment, seulement cinq infirmières assurent le fonctionnement de l’unité alors qu’il en faut douze pour un service complet et sécuritaire, selon le CISSS de l’Outaouais.

La situation actuelle nécessite une évaluation en continu, et la ministre McCann a confiance que le CISSS de l’Outaouais prendra les décisions qui s’imposent.

Par ailleurs, une entente avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) doit être signée sous peu, a rappelé la ministre de la Santé. Elle a assuré que cet accord permettra de couvrir l’ensemble du Québec lorsqu’il y aura des ruptures de service en obstétrique et en chirurgie.

La FMSQ va également s'assurer de couvrir les chirurgies par césarienne, ajoute Mme McCann. C'est vraiment un filet de sécurité qu'on va avoir à très court terme et ça stabilise les équipes, a-t-elle affirmé.

L’opposition exige des précisions des autorités de santé

Face aux inquiétudes soulevées par l’infirmière de l’unité d’obstétrique à l’hôpital de Shawville, le député de Pontiac et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, André Fortin, exige pour sa part de la transparence de la part du CISSS de l’Outaouais.

À l’émission Les matins d’ici, il a expliqué souhaiter que le CISSS de l’Outaouais prouve que les critères du gouvernement pour garder l’unité d’obstétrique ouverte seront respectés lorsqu’il n’y a pas de rupture de service.

Depuis le début de l’automne, cette unité a été fermée temporairement à sept reprises en raison d'un manque de personnel.

Qu'ils fournissent des données additionnelles.

André Fortin, député libéral de Pontiac et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Est-ce que les critères, les lignes directrices [sont respectés]? Le personnel sur appel est-il assez près de l'hôpital? Y a-t-il toujours un nombre suffisant de professionnelles de la santé [...] pour s'occuper des patientes et de leurs enfants? C'est ce qu'on veut savoir aujourd'hui, a lancé l’élu.

André Fortin a ajouté que la Coalition avenir Québec (CAQ) avait promis en campagne électorale une solution particulière pour les conditions de travail des infirmières de l’Outaouais, afin d’améliorer la rétention et le recrutement à court et à moyen terme.

Si on veut avoir plus de cinq infirmières, si on en a besoin de douze, ça fait partie des solutions qui doivent être mises de l'avant, s’est impatienté M. Fortin.

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