•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sylvain Gaudreault dans la course à la direction du Parti québécois

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, devant ses militants.

Sylvain Gaudreault est entouré de nombreux militants pour annoncer sa candidature à la direction du Parti québécois.

Photo : Radio-Canada

Chantale Desbiens

Le député de Jonquière s’est entouré de ses militants au café-théâtre Côté-Cour, dans sa circonscription, pour confirmer qu'il brigue la direction du Parti québécois (PQ).

Les députés de Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine, Méganne Perry Mélançon et Joël Arseneau, ainsi que le député du Bloc québécois dans Jonquière, Mario Simard, sont aux côtés de Sylvain Gaudreault pour lui donner leur appui. Plusieurs anciens représentants du Parti québécois à l'Assemblée nationale, dont Marc-André Bédard, Francis Dufour, Jeanne Blackburn et Guy Chevrette, sont aussi sur place.

Sylvain Gaudreault devient le premier candidat en lice pour succéder à Jean-François Lisée. Il a déjà assuré la direction du Parti québécois de façon intérimaire après la démission de Pierre Karl Péladeau, en 2016.

Je travaille pour gagner. Nous avons trois années devant nous avant les prochaines élections. Mon objectif, c’est de gagner et pas juste pour nous personnellement, de gagner pour le Québec. Il faut que le Québec se remette en marche.

Sylvain Gaudreault, candidat à la direction du Parti québécois

En conférence de presse, le député de Jonquière a réaffirmé ses profondes convictions indépendantistes. Nous ne sommes pas un peuple de surface, dit-il. Nous sommes enracinés dans le territoire. Est-ce que je suis clair? Nous voulons l’indépendance et nous y arriverons.

Le chef d'antenne Roger Lemay s'entretient avec Sylvain Gaudreault

L'environnement est au cœur du programme de Sylvain Gaudreault et il souhaite que cela devienne une compétence exclusive du Québec. Il veut faire du Québec le premier pays vert à entrer à l’ONU. Il a d'ailleurs fait état de l'acte fondateur qu'il souhaite présenter pour le Québec.

Voici un nouveau pays qui a choisi sa liberté démocratiquement, pacifiquement, en français. Un pays qui par son geste libérateur lui-même pose un acte de confiance dans l’avenir de notre planète.

Sylvain Gaudreault, candidat à la direction du Parti québécois

La lutte contre les inégalités sociales se retrouve aussi au sommet de ses priorités.

La méthode Gaudreault

Sylvain Gaudreault a mis de l’avant la façon dont il mène ses dossiers et ses réalisations aux différentes fonctions qu’il a occupées pour expliquer le type de leadership qu’il souhaite exercer et qu’il appelle « la méthode Gaudreault ».

La méthode Gaudreault, c’est d’être à l’écoute, d’asseoir les gens et d’être capable de trouver des solutions ensemble. J’ai le goût d’exporter cette façon de faire qui est un leadership de proximité, explique-t-il.

De plus, Sylvain Gaudreault ne croit pas que son orientation sexuelle nuise à son accession à la direction du Parti. « Je ne la trouve pas différente, mon orientation sexuelle, c’est la mienne et je l’assume très bien. Je pense que les Québécois regardent d’abord et avant tout qui ils ont devant eux. Le reste, la vie privée, les gens au Québec sont très respectueux de ça », ajoute-t-il.

Des appuis de taille

Sylvain Gaudreault peut déjà compter sur le soutien de plusieurs anciens poids lourds du Parti québécois. Guy Chevrette, qui a dirigé plusieurs ministères, affirme qu’il a tout ce qu’il faut pour succéder à Jean-François Lisée.

Son discours était fantastique. C’était un discours de fond, basé sur sa vision de l’avenir du Québec. Je crois qu’il a l’étoffe pour être chef, lance-t-il.

Il faut recommencer, comme Lévesque le faisait, à faire de l’information sur la souveraineté pour faire naître le désir, mais aussi la connaissance de tout ce que nous apporterait le fait d’être un pays, soutient l’ancien député péquiste de Chicoutimi Marc-André Bédard, qui croit que Sylvain Gaudreault peut relever le défi de ramener le PQ et la souveraineté du Québec à l’avant-scène.

Plusieurs jeunes militants péquistes étaient aussi présents­. Olivier Jolicoeur pense que le député de Jonquière peut reconnecter le parti avec la jeune génération.

Il y a deux semaines, il y a eu le congrès à Trois-Rivières. La présence des jeunes était forte. Et je voyais Sylvain aller parler aux jeunes et je voyais que ça avait une résonance chez eux, affirme le militant de 20 ans.

Le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, était aussi présent, mais n’a pas voulu commenter la décision de Sylvain Gaudreault de se lancer dans la course.

Longue feuille de route

Député de Jonquière depuis 2007, Sylvain Gaudreault a été ministre des Transports ainsi que des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire dans le gouvernement minoritaire de Pauline Marois.

Aujourd'hui vice-président de la Commission de l'administration publique, il est aussi le porte-parole péquiste dans les domaines de la santé, de l'énergie, de l'environnement et de la lutte contre les changements climatiques.

Associé à l'aile gauche du PQ, M. Gaudreault s'est clairement prononcé contre le projet gazier Énergie Saguenay de GNL Québec.

L'avocat Paul St-Pierre Plamondon et l'historien Frédéric Bastien, tous deux non élus, envisagent aussi de briguer la direction du PQ. Le nouveau chef sera connu en 2020.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique provinciale