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Le géant du luxe LVMH achète le joaillier américain Tiffany

Alors que LVMH réalise l'essentiel de ses bénéfices dans la mode et les accessoires, cette acquisition doit lui permettre d'étoffer ses divisions les moins importantes : les montres et la joaillerie. Ces deux domaines sont actuellement les plus dynamiques du secteur du luxe.

Une jeune femme marche devant un magasin Tiffany.

Un magasin du joaillier américain Tiffany, à Hong Kong, en octobre 2019.

Photo : afp via getty images / ANTHONY WALLACE

Reuters

Le groupe français LVMH a annoncé lundi le rachat de l’entreprise américaine de joaillerie Tiffany pour environ 14,7 milliards d'euros (21,5 milliards de dollars canadiens), la plus grande acquisition jamais réalisée par le géant français du luxe.

La croissance de la joaillerie a été en 2018 plus rapide que celle d'autres domaines du luxe, comme la mode, selon le cabinet Bain, qui prévoit une progression des ventes comparables de 7 % cette année sur ce marché de 20 milliards de dollars.

L’acquisition de Tiffany vient renforcer la position de LVMH dans la haute joaillerie et accroître davantage sa présence aux États-Unis, a déclaré le groupe français dans un communiqué.

Le groupe français vient aussi se mettre en concurrence frontale avec le Suisse Richemont, qui occupe déjà ce créneau avec Cartier.

Le conseil d'administration de Tiffany a recommandé à ses actionnaires d'approuver l'opération.

Cité dans le communiqué, le directeur général du joaillier, Alessandro Bogliolo, a déclaré que le rachat par LVMH allait apporter à la fois un soutien, des moyens et un élan supplémentaires à Tiffany.

Une puissante image de marque

Fondée à New York en 1837 et rendue célèbre dans le monde entier en 1961 par le film Breakfast at Tiffany's (Diamants sur canapé) avec Audrey Hepburn, la maison Tiffany est connue pour ses diamants et la couleur bleu-vert de ses écrins.

Le groupe LVMH avait fait une première approche à 120 $ par action en octobre, mais le géant du luxe avait des vues sur Tiffany depuis des années déjà, ont indiqué des sources proches du dossier.

Une vitrine du joaillier Tiffany montre des bijoux de luxe.

Le joaillier Tiffany compte deux magasins au Canada, à Vancouver et à Toronto.

Photo : afp via getty images / STEPHANE DE SAKUTIN

Le joaillier américain dispose de plus de 300 magasins dans le monde et a réalisé près de la moitié de son chiffre d'affaires aux États-Unis l'an dernier.

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Il a peiné toutefois à rajeunir sa clientèle ces dernières années et a souffert de la concurrence de marques moins chères comme Pandora et Signet Jewelers.

Il subit aussi les conséquences de la guerre commerciale entre Washington et Pékin et doit s'adapter aux changements de mode de consommation de la clientèle chinoise, qui achète de moins en moins aux États-Unis et de plus en plus en Chine.

Les jeunes Chinois sont l'un des moteurs de croissance actuels du secteur du luxe dans le monde.

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