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Roulement de personnel considérable dans les garderies de l’Île-du-Prince-Édouard

Des jouets dans une garderie. Des enfants sont en arrière-plan.

Une consultante recommande d'améliorer les salaires et les avantages sociaux pour réduire le roulement du personnel dans les garderies de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Près de 200 employées des garderies à l’Île-du-Prince-Édouard ont quitté le domaine au cours des deux dernières années.

L’information provient d’un rapport commandé par le gouvernement libéral précédent et qui vient tout juste d’être rendu public.

Le roulement du personnel dans le domaine est considérable, estime l’auteure du rapport, la consultante Kathleen Flanagan. Elle fait plusieurs recommandations pour améliorer le recrutement et la rétention du personnel.

Mme Flanagan a sondé le personnel de 90 % des garderies agréées dans la province. En tout, précise-t-elle, 191 employées ont quitté le domaine dans les deux dernières années, c’est-à-dire plus de 30 % des employées des garderies.

Les garderies ont entre-temps embauché 193 personnes, mais si les recrues ne font que remplacer les employées qui partent, il n’y a personne pour travailler dans de nouveaux programmes ou de nouvelles garderies, estime Mme Flanagan.

Tous les gouvernements au pays tentent d’offrir plus de places en garderie et de rendre ce service plus abordable, mais cela ne peut se produire en l’absence de personnel compétent, explique la consultante.

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard s’attaque à ce genre de défi en cherchant à offrir un programme public de maternelle pour tous les enfants de 4 ans à compter de septembre 2020. La province estime qu’elle aura besoin de 30 éducatrices de plus pour offrir ce programme aux 300 enfants qui ne sont pas déjà inscrits à une garderie agréée.

Le gouvernement ne pourra peut-être pas recruter assez d’éducatrices pour atteindre cet objectif, a indiqué le ministre de l’Éducation, Brad Trivers, le mois dernier.

Kathleen Flanagan croit que c’est possible en deux ans si le gouvernement met en oeuvre ses recommandations.

Pour de meilleures conditions de travail

Le gouvernement précédent a augmenté le salaire des éducatrices dans les garderies provinciales, peu avant les élections du printemps dernier. L’augmentation variait de 1 $ à 3 $ l’heure selon leur niveau de certification.

Mais la province doit offrir mieux, recommande la consultante, notamment pour dissuader les éducatrices de quitter les garderies pour travailler comme assistantes en éducation dans les écoles.

Les deux emplois exigent la même formation, explique Mme Flanagan, mais les assistantes en éducation gagnent environ 30 % de plus que les éducatrices et elles ont aussi de meilleurs avantages sociaux et un régime de pension.

Portrait de Kathleen Flanagan

L'expansion des services de garderie est compliquée par le fort roulement de personnel en ce domaine, explique la consultante Kathleen Flanagan.

Photo : CBC/Steve Bruce

Kathleen Flanagan recommande au gouvernement d’étendre le régime de pension aux éducatrices des garderies agréées dès la prochaine année et d’augmenter leurs salaires au même niveau que celui des assistantes en éducation d’ici quatre ans.

Le taux de satisfaction à l’égard du travail dans les garderies est très élevé, ajoute Mme Flanagan. Les salaires et les avantages sociaux sont les seules sources d’insatisfaction, dit-elle.

La consultante recommande aussi au gouvernement de faire appel à des experts pour mener une nouvelle campagne de recrutement et pour attirer plus de travailleuses immigrantes.

Elle propose aussi des modifications aux programmes éducatifs de la petite enfance au Collège de l’île et au Holland College pour les rendre plus accessibles, par exemple avec des cours en ligne et l’option de n’être en classe que deux jours par semaine. Il s’agit de mieux répondre aux besoins des étudiants qui cherchent à équilibrer le travail, les études et la vie quotidienne, explique-t-elle.

Le gouvernement tiendra compte du rapport

Le gouvernement n’a encore adopté aucune recommandation de Mme Flanagan, mais il tiendra compte de son rapport à l’avenir, assure un porte-parole.

Il faut encore consulter d’autres intervenants et évaluer les coûts des diverses options, explique le porte-parole.

Brad Trivers interviewé dans un couloir de l'édifice de l'Assemblée législative

Le ministre de l’Éducation, Brad Trivers, a récemment expliqué que la province ne pourra peut-être pas recruter assez d’éducatrices pour atteindre son objectif.

Photo : CBC/Al MacCormick

La province dit vouloir augmenter l’embauche dans les garderies, réviser la grille des salaires de ces employés et travailler avec les deux collèges pour rendre leurs programmes plus accessibles.

Avec les renseignements de Steve Bruce, de CBC

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