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Des plans pour que le quartier Barrhaven à Ottawa ait son propre centre-ville

Une pancarte qui annonce le quartier de Barrhave, à Ottawa.

Le plan de développement du quartier Barrhaven remonte à 2006.

Photo : CBC/Joanne Steventon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La conseillère municipale Jan Harder, qui représente les citoyens du quartier Barhaven, mène la charge pour créer un centre-ville dans la banlieue ottavienne où résident quelque 100 000 personnes.

Il est grand temps, tout simplement, a lancé l’élue.

Les fonctionnaires municipaux recommandent au Comité de l’urbanisme, présidé par Mme Harder, de donner son feu vert au projet de développement lors de sa rencontre prévue jeudi.

Mme Harder assiste à une réunion.

La conseillère du quartier Barrhaven, Jan Harder (archives)

Photo : Radio-Canada / Laura Osman/CBC

La zone visée n’est encore qu’un grand champ avec quelques magasins à grande surface, 13 ans après l’élaboration d'un premier plan de développement qui n'a donné aucun résultat.

Celui-ci s’appuyait fortement sur la construction de copropriétés et sur le projet d'une ligne de train nord-sud, qui a avorté il y a une décennie.

Un centre-ville comme dans les films

Pour le président de la zone d’amélioration commerciale de Barrhaven, Jason MacDonald, le centre urbain du quartier devrait être un endroit où les gens veulent passer la soirée et magasiner.

Quand je parle d’un centre urbain, je pense à quelque chose qu’on retrouverait dans un film, a-t-il expliqué. Barrhaven compte 100 000 résidents maintenant. Il faut un point de rencontre central.

Une carte du quartier Barrhaven avec des délimitations pour montrer les différentes zones à développer.

Le plan de développement de Barrhaven comprend un édifice public, marqué par une étoile sur les cartes proposées.

Photo : Ville d'Ottawa

Le plan prévoit aussi l’aménagement d’un édifice public. La conseillère Harder imagine qu’il pourrait s’agir d’un immeuble à vocation culturelle qui abriterait, par exemple, une bibliothèque ou une salle de spectacle.

L’élue a précisé que les résidents du secteur souhaitent y voir une infrastructure semblable au Centre des arts Shenkman à Orléans.

C’est le dernier morceau du casse-tête. Je suis heureuse de pouvoir placer ce morceau et être capable d’avoir un centre-ville à Barrhaven, un secteur qui, en réalité, est plus comme une grande ville de l’Ontario, a estimé Mme Harder.

Un plan secondaire mené par un promoteur

La conseillère Harder est d’avis que ce secteur doit devenir le cœur de Barrhaven, puisqu’il se retrouvera à l’intersection de deux grands circuits de transport en commun : la ligne d’autobus nord-sud de l’avenue Riocan et l’éventuel prolongement de la ligne qui parcourt la promenade Chapman Mills.

Si le plan secondaire est approuvé par le Comité de l’urbanisme jeudi, la hauteur minimale requise des immeubles sera abaissée à deux étages, tandis que la hauteur maximale augmentera à 30 étages.

L’avenue Riocan deviendra la rue principale piétonnière de l’endroit, où seront installés des édifices avec des commerces au rez-de-chaussée.

Les plans secondaires alternatifs sont généralement menés par la Ville, mais ils peuvent prendre des années à se concrétiser. Dans le cas de Barrhaven, le nouveau projet est dirigé par les promoteurs Richcraft et Minto.

Quelqu’un devait payer pour le processus et pour le mettre en branle, a estimé la conseillère Harder, ajoutant que c’est elle qui a tendu la main aux deux plus importants propriétaires terriens de son quartier.

Il y a environ deux ans, j’étais en contact avec Richcraft et Minto et je leur ai dit : “Vous savez quoi? Il faut commencer ce projet. Rien ne va bouger avec l’entente mise en place et approuvée par le conseil en 2006”, a-t-elle rapporté.

Richcraft et Minto se sont entretenus à quelques reprises avec des commerçants et des résidents du secteur en 2017, en plus de soumettre leur plan à d’autres promoteurs en juin dernier.

Jan Harder pourrait cependant ne pas être l’élue qui mènera les plans à terme, puisqu’elle compte prendre sa retraite à la fin de son mandat.

D'après les informations de Kate Porter de CBC

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