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L’actualité qui a marqué le week-end

Radio-Canada

La course à la direction du PLQ prend son envol sans trop de hauteur, le Québec perd un grand bâtisseur et le tennis canadien vit de grands moments. Voici le résumé de l'actualité qui a marqué le week-end.


À la recherche d’un chef

Dominique Anglade et Alexandre Cusson

Dominique Anglade et Alexandre Cusson, candidats à la chefferie du Parti libéral du Québec

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La reconstruction suit son cours au Parti libéral du Québec (PLQ), plus d’un an après la pire défaite électorale de son histoire. Le parti tenait son Conseil général à Sherbrooke, ce week-end, l’occasion pour Dominique Anglade, députée libérale depuis 2015 après un passage à la Coalition avenir Québec (CAQ), et Alexandre Cusson, nouveau venu au PLQ, de mobiliser les troupes en leur faveur.

L’ex-présidente de la CAQ et l’actuel maire de Drummondville sont les deux seuls candidats affichés dans la course à la direction du parti, dont le gagnant sera connu le 31 mai prochain.

L’envol de la course n’a pas pris beaucoup de hauteur, dimanche, quand M. Cusson a accusé Mme Anglade de manquer à ses engagements environnementaux en distribuant des t-shirts et des macarons aux militants et aux députés qui l’appuient. De son côté, l’ex-ministre de l’Économie née de parents haïtiens qui ont émigré au Québec s’est dite persuadée que les Québécois sont prêts à confier les rênes du Québec à une Noire. « Les Québécois sont rendus ailleurs », a-t-elle fait valoir.

Les deux candidats ont promis de mener une campagne d’idées au cours des prochains mois.


La course au PQ

Sylvain Gaudreault devant un téléviseur qui affiche le logo du Parti Québécois.

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière pour le Parti québécois

Photo : Radio-Canada

Il n’y a pas que le PLQ qui se cherche un chef. Le Parti québécois (PQ) aussi. Un premier candidat se lancera dans la course lundi, a-t-on appris. Il s’agit du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui a été ministre des Transports et des Affaires municipales dans le gouvernement minoritaire de Pauline Marois.

Cette course ne suscite pas l’engouement espéré, à l’instar de celle du PLQ. Pour l’heure, on rapporte que Paul St-Pierre Plamondon songe à nouveau à briguer la direction du parti. L'historien Frédéric Bastien est la seule autre personne à avoir fait part de son intérêt pour le poste.

Sylvain Gaudreault est plutôt associé à l'aile gauche du PQ. Il s’est notamment opposé au projet gazier GNL Québec d'Énergie Saguenay.

Le nouveau chef du PQ sera choisi quelque part en 2020.


Un bâtisseur s’éteint

Claude Béland salue la foule sur une scène.

Claude Béland, lors de son dernier discours comme président du Mouvement Desjardins, en 2000

Photo : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT

Un personnage important de l’histoire du Québec nous a quittés dimanche. Claude Béland, qui a dirigé le Mouvement Desjardins de 1987 à 2000, est mort d’une insuffisance cardiaque.

Son décès a été salué par le premier ministre québécois, notamment. « Il fut très impliqué socialement pour faire avancer le Québec », a déclaré François Legault.

« Un grand homme public s’est éteint. Un pilier du mouvement coopératif et un grand défenseur de la réforme démocratique du mode de scrutin. M. Béland, le Québec se souviendra de vous comme un homme qui savait mettre l’économie et la finance au service de l’intérêt public », a ajouté le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.

Après avoir quitté Desjardins en mars 2000, Claude Béland s’est impliqué dans diverses causes, comme la défense des petits actionnaires ou encore la réforme des institutions démocratiques.


Le tennis canadien s’illustre à Madrid… mais s’incline devant les Espagnols

Des joueurs de tennis tiennent un trophée.

Le capitaine canadien Frank Dancevic et les joueurs Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime reçoivent le trophée de finaliste de la Coupe Davis après leur défaite face à l'Espagne.

Photo : Reuters / Sergio Perez

C’était jour de première dans l’histoire du Canada, samedi, à Madrid, quand les joueurs de l’équipe nationale se sont qualifiés pour la finale de la Coupe Davis.

C’est Vasek Pospisil, 29 ans, et Denis Shapovalov, 20 ans, qui ont gagné le match décisif de double contre les Russes.

Les espoirs de l’unifolié se sont ensuite rapidement dissipés dimanche, en finale, contre les Espagnols de Rafael Nadal. Le même Shapovalov, 15e au classement mondial, et Félix Auger-Aliassime, 19 ans, n’ont pas réussi à s’imposer, si bien que le Canada a terminé 2e.

La présence canadienne en finale a tout de même été un vent de fraîcheur sur cette édition 2019, la première depuis l’instauration d’un nouveau format qui ne fait pas l’unanimité.


Élection sous haute surveillance à Hong Kong

Des électeurs font la file dans une place publique.

Des électeurs attendent patiemment pour aller voter près de Victoria Park à Hong Kong, dans le cadre d'élections locales très courues.

Photo : Radio-Canada / Caroline Girard

Depuis juin, Hong Kong vibre au rythme des manifestations prodémocratie. Les protestataires, radicalisés au fil des mois, réclament maintenant ouvertement la fin de la mainmise de la Chine sur la péninsule, si bien qu’on pouvait s’attendre au pire pour l’élection qui s’y tenait dimanche.

Vue par certains comme un référendum sur les manifestations antigouvernementales des derniers mois, l’élection opposait 1104 candidats qui se battaient pour 452 sièges répartis dans 18 conseils de district, lesquels veillent à la gestion de la vie quotidienne comme la collecte des ordures ménagères.

Ce scrutin ne soulève habituellement pas l'enthousiasme chez les locaux, qui se sont toutefois enregistrés en nombre record – 4,1 millions de Hongkongais – cette année.

Le taux de participation aurait dépassé les 70 %, un record, a annoncé la Commission électorale, dimanche. En 2015, ils avaient été 47 % à exercer leur droit de vote.

Les résultats ne sont pas connus pour l’instant. Les conseils de district ont par contre toujours été dominés par des élus favorables à l'exécutif aligné sur Pékin.

La situation est pour l’heure plutôt calme dans les rues de Hong Kong.


L'oncle Sam, encore et toujours

Vue panoramique du Capitole, derrière des drapeaux des États-Unis

Le Capitole, à Washington, abrite le Congrès des États-Unis, constitué du Sénat et de la Chambre des représentants.

Photo : Reuters / Yuri Gripas

Pendant ce temps, aux États-Unis, le milliardaire et ex-maire de New York Michael Bloomberg est devenu le 19e candidat dans la course à l’investiture du Parti démocrate.

Celui qui, selon Forbes, détient la neuvième fortune du globe avait pourtant dit, en mars, qu’il renonçait à se lancer. Il semble que battre Donald Trump est devenu, depuis, trop important pour lui.

M. Bloomberg avait déjà annoncé, plus tôt en novembre, une campagne publicitaire en ligne de 100 millions de dollars ciblant Donald Trump dans quatre États-clés.

Sinon, à la suite de deux semaines riches en rebondissements à Washington lors des audiences publiques dans l'enquête sur une éventuelle destitution du président, Adam Schiff, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, a déclaré, dimanche, qu’il n’exclut pas la possibilité d'autres audiences.

Cela dit, le temps commence à manquer aux démocrates. Le calendrier politique pourrait bien influer sur la manière dont sera gérée la suite de l’enquête, qui devra bientôt passer à la vitesse supérieure.

Finalement, le week-end n’aurait pas été complet sans la présence de Rudy Giuliani dans les manchettes. L’avocat personnel du président était bel et bien en contact avec le secrétaire d'État Mike Pompeo dans les mois qui ont précédé le rappel impromptu de l'ambassadrice américaine en Ukraine, a-t-on appris par l’entremise de documents du département d'État obtenus par l’organisme American Oversight en vertu de la loi américaine sur l’accès à l’information. Malgré ces nouvelles révélations, Donald Trump a sans surprise maintenu dur comme fer qu'il n'a rien à se reprocher.


Bonne semaine!

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