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La MRC des Basques face à une dure décision pour la gestion de ses matières recyclables

Des tessons de verre séparés par couleur au centre de tri de Récupération des Basques.

Récupération des Basques est un organisme à but non lucratif basé à Trois-Pistoles.

Photo : Radio-Canada / Laurence Gallant

Michaële Perron-Langlais

Les élus de la MRC des Basques considèrent qu’ils se trouvent dans une position difficile dans le dossier des matières recyclables, puisqu’ils doivent choisir entre assurer une saine gestion des finances publiques et protéger une vingtaine d’emplois sur le territoire.

L’entente entre la MRC et l’organisme Récupération des Basques, qui s’occupe de la collecte et du tri des matières recyclables dans la région, prend fin le 31 décembre.

Plus tôt cet automne, les maires du territoire ont refusé la soumission de Récupération des Basques, qui espérait obtenir un nouveau contrat pour les cinq prochaines années. Sans ce contrat, l’organisme basé à Notre-Dame-des-Neiges devra mettre fin à ses activités, selon la direction.

La MRC indique que cette décision a été très difficile, puisque Récupération des Basques emploie une vingtaine de personnes à Notre-Dame-des-Neiges, dont certaines ont des limitations à l’emploi.

Les élus ont toutefois jugé qu’il s’agissait du choix le plus responsable après avoir analysé les montants déboursés par les MRC voisines pour la gestion de leurs matières recyclables. L’exercice a permis de constater que le prix proposé par le centre de tri des Basques est au moins trois fois plus élevé que ce que la MRC pourrait obtenir à l’extérieur de son territoire.

Coût proposé par Récupération des Basques : 421$ / tonne de matières
Coût actuel au Québec : 65 $ à 165 $ / tonne de matières
Estimé du coût pour un tri à Lévis : 145$ / tonne de matières
Estimé du coût pour un tri à Rivière-du-Loup : 100$ / tonne de matières

La MRC des Basques estime qu'elle pourrait payer trois fois moins cher pour la gestion de ses matières recyclables en confiant le contrat à une autre entreprise que Récupération des Basques.

Photo : Radio-Canada

Le modèle de Récupération des Basques, c’est probablement le meilleur modèle en termes de produit fini, affirme le préfet de la MRC, Bertin Denis. Mais cette méthode-là est tellement coûteuse que c’est insoutenable pour une population.

Les Municipalités de la région ont donc décidé d’offrir une prolongation de contrat de trois mois à Récupération des Basques, afin de lancer un nouvel appel d’offres.

Des économies de 1,5 million de dollars en cinq ans

La MRC a entamé des discussions avec la Société VIA, une entreprise qui pourrait, dans les premiers mois, faire le tri des matières recyclables à Lévis, pour un coût estimé à 145 $ par tonne de matières.

Au printemps prochain, l’entreprise doit entamer la construction d’un nouveau centre de tri à Rivière-du-Loup. Une fois ces travaux complétés, les matières recyclables des Basques pourraient y être traitées au coût de 100 $ par tonne, d’après l’information recueillie par les responsables du dossier.

Selon la MRC, l’écart entre ce scénario et celui proposé par Récupération des Basques représente une différence de 59 $ à 67 $ sur le compte de taxes des contribuables du territoire.

Pour un contrat de cinq ans, la MRC calcule que cela permettrait à ses résidents d’économiser au total plus de 1,5 million de dollars.

Les élus indiquent que Récupération des Basques pourra soumettre une nouvelle proposition lors du nouvel appel d’offres, mais la direction de l’organisme affirme qu’il lui est impossible d’offrir un prix beaucoup plus compétitif.

La MRC précise également qu’elle est toujours à la recherche de mesures qui permettraient de limiter l’impact sur les emplois, dans le cas d'une éventuelle fermeture du centre de tri de Notre-Dame-des-Neiges.

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