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Éduquer à la sexualité des jeunes avec un trouble du spectre de l'autisme

Une jeune femme aux cheveux châtains longs, portant un chandail violet, discute.

Amy Lefebvre O'Connor est atteinte d'un trouble du spectre de l'autisme.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les questions entourant la sexualité chez les jeunes ne sont pas toujours faciles à aborder, autant pour eux, que les adultes qui les côtoient. C'est d'autant plus complexe pour les jeunes adultes vivants avec un trouble du spectre de l'autisme. Une nouvelle recherche se penche sur la question pour développer des outils qui répondent à leurs besoins spécifiques.

La professeure en psychoéducation à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Marie-Hélène Poulin, était de passage à Trois-Rivières, cette semaine, pour transmettre ses connaissances sur le sujet.

Elle estime que si la question de la sexualité n'est pas simple à aborder pour les jeunes neurotypiques, elle représente un double défi pour les personnes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme.

On fait présentement des entrevues avec des jeunes autistes. Ce que je peux vous dire, c'est que les jeunes autistes ont vraiment besoin de parler de leurs besoins au niveau de la sexualité. Ils ont besoin de pouvoir poser des questions à quelqu'un et d'avoir des réponses honnêtes, élabore Mme Poulin.

Amy Lefebvre O’Connor a 22 ans. Elle étudie au Cégep de Trois-Rivières et se passionne pour le chant et les dessins animés. Elle vit avec un trouble du spectre de l'autisme.

J'ai eu un chum, mais ça a duré seulement quelques mois. Après, je me suis rendue compte que je ne suis jamais vraiment tombée amoureuse de ma vie, raconte-t-elle.

Questionnements

Elle a parfois l'impression que ses questionnements peuvent être différents de ceux de ses amis.

Je me pose des questions comme si je vais vraiment vivre l'amour un moment donné.

Amy Lefebvre O'Connor

Il y a même eu des questions par rapport à mon orientation, relate la jeune femme.

Les questionnements sont pourtant semblables à ceux des jeunes neurotypiques, estime la psychologue, Marie-Hélène Prud’homme. Selon elle, c'est l'apprentissage qui diffère, puisque ce sont les subtilités des comportements sociaux qui doivent être décodés.

D’avoir une éducation sociosexuelle spécifique à eux, ce serait important, mais il ne faudrait pas que ce soit dans une classe de 30, non plus. Il faut que ça se fasse dans de plus petits groupes, explique Mme Prud’homme.

Selon la psychologue, les outils en français manquent cruellement à cet accompagnement.

De son côté, Amy Lefebvre O’Connor aborde sa vie amoureuse avec philosophie.

Je me dis que dans la vie, tu te poses souvent des questions et tu te dis des fois que tu n'auras jamais vraiment les réponses. Parfois, tu auras peut-être les réponses avec le temps, conclut la jeune femme.

D'après les informations de Pascale Langlois

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Mauricie et Centre du Québec

Sexualité