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Une sandwicherie pour développer l’autonomie des personnes autistes

Des personnes coupent des aliments derrière le comptoir d'une sandwicherie.

Une sandwicherie à Toronto forme et emploie des jeunes adultes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme et d'autres handicaps pour les aider à s'émanciper.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Marguerite Gallorini

Une sandwicherie de Toronto forme et emploie des jeunes adultes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme et d'autres handicaps pour leur donner confiance en eux et les aider à s'émanciper.

La boutique Sandwich n' Such a été fondée il y a un an par Reach Toronto, un organisme à but non lucratif dont la mission est d'enseigner les aptitudes sociales, la littératie financière et la vie autonome aux adultes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme ou avec une déficience intellectuelle.

Un serveur atteint de la trisomie 21 prend la commande d'un client à l'intérieur d'une sandwicherie.

La boutique Sandwich n' Such, fondée par l'organisme Reach Toronto, forme ses cinq employés depuis déjà un an.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Selon Bo Forbes, cofondateur de la sandwicherie et directeur du développement commercial à Reach Toronto, le succès de cette entreprise tient au fait qu'ils ont construit leur concept basé sur le produit et le service, plutôt que de faire du handicap le point central de cette initiative.

Je dirais que 40 % de nos clients ne savent même pas que la personne de l’autre côté du comptoir a un handicap. C’est ce que j’appelle le succès : un employé est considéré comme étant employé pour son bon travail, par pour son handicap.

Bo Forbes, cofondateur de la sandwicherie Sandwich n' Such

Une transformation personnelle

La boutique Sandwich n' Such a ouvert ses portes de façon officielle et publique samedi, mais cela fait déjà un an que Reach Toronto forme ses cinq employés.

Le plus ancien employé, Jordan Holtzman, est là depuis le début. [Les membres du personnel] sont très gentils et patients, et très compréhensifs, dit-il. J’aime beaucoup travailler ici.

Un jeune homme répond aux questions d'un journaliste.

Jordan Holtzman, 23 ans, est l’employé le plus ancien à Sandwich n' Such.

Photo : Radio-Canada

Sa sœur Carly a d’ailleurs remarqué sa transformation tout au long de l’année.

Avant cet emploi, il ne disait pas plus d'un mot, et puis maintenant on a des conversations, il est très heureux, il veut être ici tout le temps.

Carly, sœur de Jordan Holtzman

Sa confiance en soi s'est énormément développée, selon elle. Je suis extrêmement fière de lui.

Même son de cloche du côté de Bo Forbes. J’étais responsable de l’évaluation de ses aptitudes à l’embauche : il ne pouvait pas tenir une conversation, il ne donnait que des réponses d’un mot, et il était incroyablement nerveux et anxieux.

Maintenant, comme vous pouvez le voir, c’est lui qui gère, c’est le point de contact de nos clients. Il parle même de la pluie et du beau temps avec eux! s’exclame le cofondateur, alors que Jordan est en train de remplir des échantillons de verrines de soupe et prend les nouvelles commandes au comptoir.

La sandwicherie est pour l'instant financée de façon privée. Mais vu le succès de cette première initiative qui, un an plus tard, bat encore son plein, l'organisme espère que le gouvernement pourra contribuer financièrement afin d'ouvrir d'autres boutiques.

Selon l'organisme, lorsque l'on permet aux personnes vivant avec un trouble du spectre de l'autisme ou avec des déficiences intellectuelles de contribuer à la société, c'est ensuite toute la société qui en bénéficie.

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