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Connectivité écologique : favoriser le déplacement des espèces entre les aires protégées

Un cerf de Virginie en bordure d'une forêt.

Le cerf de Virginie fait partie des espèces qu'on retrouve sur le territoire de la MRC de La Mitis.

Photo : iStock / bgsmith

Michaële Perron-Langlais

Des élus, des travailleurs et des résidents de la Mitis ont exploré le concept de connectivité écologique samedi, lors d’un atelier offert dans le cadre du Colloque en innovation et développement organisé par la MRC. Les participants ont discuté de l'importance de permettre aux espèces de se déplacer entre les différentes aires protégées.

Si un territoire est bien connecté, les espèces vont être capables de se déplacer, alors que si on est dans un territoire fragmenté, les espèces sont confinées seulement là où l'habitat est favorable, souligne le chargé de projet d'Horizon Nature au Bas-Saint-Laurent, Jean-François Gagnon, qui a animé l’atelier.

Entre les habitats favorables, il faut favoriser les déplacements pour éviter que les aires protégées deviennent des îlots d'extinction.

Jean-François Gagnon, chargé de projet pour Horizon Nature au Bas-Saint-Laurent

Les espèces animales ont plusieurs raisons de se déplacer, que ce soit pour passer de leur habitat d’été à celui d’hiver, pour trouver un partenaire afin de se reproduire, ou à cause de facteurs liés aux changements climatiques, qui peuvent entraîner une migration vers le nord.

Pour permettre ces déplacements, Jean-François Gagnon met de l’avant l’idée de corridors écologiques, qui viendraient compléter le réseau d’aires protégées. On vient en quelque sorte créer des chemins entre les différentes patchs de la nature qui sont à l’état naturel, explique-t-il.

Vers des projets concrets dans les communautés

Jean-François Gagnon espère que son atelier aura permis aux gens de la MRC de La Mitis de réfléchir aux façons de mettre ce concept en oeuvre dans leur territoire.

Des gens écoutent un homme parler dans une classe.

Une vingtaine de personnes ont participé à l'atelier animé par Jean-François Gagnon lors du Colloque en innovation et développement de la MRC de La Mitis.

Photo : Radio-Canada

Cette volonté est partagée par la conseillère au développement touristique de MRC et porte-parole du Colloque en innovation et développement, Shahrazède Hasseine. On essaie de semer de petites graines dans l’esprit de tout le monde. Peut-être que ce ne sont pas des choses qui vont être applicables dans l’année. Mais petit à petit, peut-être qu’on va voir des projets et des idées émerger dans notre région, dit-elle.

Si on se fie au maire de Saint-Octave-de-Métis, Martin Reid, qui a pris part à l’atelier, cet objectif a été atteint. Je ne pourrais pas arriver avec une solution toute faite, mais ça a lancé des réflexions intéressantes, affirme-t-il.

On a un rôle à jouer au niveau local. Il faut répandre l'information aux propriétaires terriens. [À Saint-Octave-de-Métis], c'est surtout des terrains privés et les propriétaires doivent être au courant de la valeur de leur milieu et du rôle écologique de leurs terrains, pour avoir le goût de les protéger.

Martin Reid, maire de Saint-Octave-de-Métis

Je pense que c’est une belle base de commencer auprès des municipalités, ajoute Étienne Levesque, conseiller municipal à Saint-Gabriel-de-Rimouski. On est chanceux d’avoir un territoire vivant.

En plus de l’environnement, les participants du colloque pouvaient aussi assister à des ateliers et des conférences portant sur le tourisme, l’agriculture et les aînés, entre autres.

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