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Hong Kong : élections locales sous haute tension

Affiches électorales dans une rue.

Affiches électorales à Hong Kong

Photo : Radio-Canada / Vianney Leudière

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dimanche auront lieu des élections locales à Hong Kong, alors que le mouvement de protestation se poursuit.

Ces élections locales, où la participation est habituellement faible, sont devenues un enjeu important en raison de la situation politique actuelle.

C'est parmi les futurs élus que sera formé le comité qui désigne le chef de l’exécutif.

Les autorités ont demandé aux manifestants de ne pas perturber le scrutin. Auparavant, l’incertitude entourait la tenue même de l'élection. Les autorités ont en effet évoqué son report, voire son annulation.

Une annulation du scrutin n’aurait pas arrangé l’opposition, qui espère obtenir la majorité des sièges.

L’opposition a d’ailleurs accusé la cheffe de l’exécutif Carrie Lam d’attiser les tensions en vue de reporter ces élections.

Lors de la dernière élection, le taux de participation a été de 47 %. À celle de dimanche toutefois, des chiffres record d’inscription sur les listes électorales sont évoqués à Hong Kong.

Il y aura vraisemblablement des courses serrées pour gagner les 450 sièges à pourvoir.

Port du masque encore interdit

Sur le terrain de la contestation, la Haute Cour a décidé vendredi que la police pouvait sanctionner le port de masques par les manifestants pendant sept jours.

La Haute Cour entend donner le temps au gouvernement local de faire appel du jugement qu'elle a rendu lundi, selon lequel l'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais est anticonstitutionnelle.

Les manifestants ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques pour ne pas être identifiés et éviter ainsi les poursuites judiciaires.

Par ailleurs, au moins huit manifestants qui étaient retranchés depuis plusieurs jours dans l’université polytechnique de Hong Kong se sont rendus vendredi matin à la police, tandis que d'autres contestataires cherchaient à échapper au dispositif policier autour du lieu.

Plusieurs centaines de manifestants se sont réfugiés dans ce campus la fin de semaine dernière.

Le nouveau chef de la police hongkongaise, Chris Tang, nommé cette semaine, a appelé les derniers manifestants retranchés dans le bâtiment à le quitter. Il a dit vouloir une issue pacifique.

J'imagine que les personnes à l'intérieur du campus ne veulent pas que leurs parents, amis [...] s'inquiètent pour eux, a déclaré M. Tang devant les journalistes.

Nous voulons résoudre le conflit de manière pacifique et sans fixer d'ultimatum, a-t-il ajouté.

Avec les informations d'Anyck Béraud, de l'AFP et de Reuters

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