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L'adolescent de 16 ans blessé par balles par des policiers est dans un état critique

Un dépanneur entouré de ruban jaune, avec des cercles de craie blanche marquant les points d'impact des balles de la police. Une flaque de sang est encore visible.

Le ruban jaune de la police entourait encore le dépanneur 7-Eleven vendredi matin.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Radio-Canada

L'adolescent de 16 ans atteint par les coups de feu de la police de Winnipeg jeudi soir devant un dépanneur dans le quartier West-End est à l’hôpital dans un état critique, mais stable, selon les policiers.

La police a été appelée pour un vol à main armée au dépanneur 7-Eleven, situé à l’angle de l’avenue Ellice et de la rue Arlington, vers 17 h 35 jeudi. L’un des premiers policiers sur les lieux s'est retrouvé face au suspect qui sortait du dépanneur.

Dans des vidéos de l’incident, captées par des témoins, l'adolescent semble tenir un objet de forme allongée au-dessus de sa tête. Des témoins affirment qu'il s'agissait d'une machette.

L'adolescent marche le long du trottoir et se retrouve face à face avec le policier, qui braque son pistolet sur lui. Les policiers hurlent : Laisse tomber le couteau! Quelques secondes plus tard, neuf coups de feu retentissent, et l'adolescent s’effondre sur le pavé enneigé.

Le suspect n’a pas obéi à l’ordre du policier de baisser son arme et a continué à s’avancer vers lui. À ce moment-là, le policier a utilisé son arme, atteignant le suspect, a indiqué le porte-parole du Service de police de Winnipeg, Rob Carver.

Un autre agent de police a subi à l’une de ses extrémités une blessure décrite par M. Carver comme relativement mineure, pour laquelle il a été hospitalisé. Il a reçu son congé de l'hôpital jeudi soir. Sa blessure est liée à la fusillade, a précisé Rob Carver, sans donner plus de détails.

L'Unité d’enquête indépendante du Manitoba, le groupe chargé d'enquêter sur les incidents graves lors d'interventions policières, a ouvert une enquête concernant la fusillade.

Le Service de police de Winnipeg examine les accusations qui pourraient être déposées contre le suspect. Il est encore à l’hôpital. Nous ne portons jamais d’accusations lorsqu’une personne est encore à l’hôpital, a expliqué M. Carver.

Il n’a pas voulu commenter une information selon laquelle le suspect semblait avoir été enfermé dans le dépanneur jusqu’à l’arrivée de la police, car cela fait partie de l’enquête de l’Unité d’enquête indépendante. Pour la même raison, M. Carver n’a pas fourni plus de détails sur les événements qui se sont déroulés dans le dépanneur avant la fusillade.

Utilisation de la force

Rob Carver a dit qu’il n’était pas en mesure de faire de commentaires sur le nombre de coups de feu, ou des questions portant sur l’utilisation de la force dans cette situation, en raison de l’enquête.

Il n’a pas indiqué non plus combien de balles avaient atteint l'adolescent.

En général, a-t-il dit, lorsqu’un agent de police fait face à un danger mortel comme une machette, il doit tirer autant de fois qu’il est nécessaire pour arrêter la menace.

Ce n’est pas comme dans les films. [...] Habituellement, il faut bon nombre de balles tirées au centre [de la cible] pour arrêter une menace, dit-il. Ta vie est menacée et tu n’as que quelques secondes pour prendre une décision et plusieurs coups de feu doivent être tirés pour arrêter la menace­.

Toute personne qui ne comprend pas cela est tout simplement un gérant d’estrade et n’a aucun concept de ce qui est nécessaire [dans une telle situation], a poursuivi le policier.

Un dépanneur dans la nuit entouré de rubans jaunes de la police.

Le dépanneur 7-Eleven était entouré de rubans jaunes de la police, et de nombreux véhicules des forces de l’ordre étaient sur les lieux jeudi soir.

Photo : Radio-Canada

Vidéos de l’incident

Rob Carver a tenu à mettre en garde les témoins contre les risques de filmer une telle scène ou d’autres incidents dangereux avec leur téléphone. Si les policiers ont sorti leurs armes, si vous ne quittez pas les lieux et que vous pensez qu’il est vraiment important que vous soyez là pour filmer, vous vous mettez en danger mortel, a-t-il dit.

Selon lui, il arrivera un jour où quelqu’un sera blessé. Tout ce que je peux dire, c’est que nous vous aurons prévenu, a souligné M. Carver.

La tendance du public à rester sur la scène de tels incidents, même lorsque des armes sont présentes, est un changement social récent, certainement lié à l'avènement des téléphones mobiles, a-t-il précisé.

Déclaration de 7-Eleven

Le propriétaire du dépanneur où c’est déroulé l’incident, 7-Eleven Canada, a émis un communiqué vendredi en réponse aux questions de journalistes.

L’entreprise affirme qu’elle est attristée par les événements, et qu’elle « compatit avec toutes les personnes impliquées ».

« Nous avons lancé une enquête, et nous examinons nos procédures internes concernant la sécurité des clients et des employés », indique le communiqué.

7-Eleven précise aussi que les employés présents lors de l’incident sont en congés payés par la Commission des accidents du travail du Manitoba (WCB).

Avec les informations de Darren Bernhardt

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