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Des règles plus sévères pour les récidivistes de l’alcool au volant

Un antidémarreur éthylométrique installé dans un véhicule.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les règles pour prévenir l’alcool au volant seront resserrées dès lundi. À la deuxième offense, les contrevenants à la loi pourraient devoir composer avec un antidémarreur éthylométrique à vie dans leur véhicule.

Le président d’Éduc’Alcool, Hubert Sacy, explique que l’objectif est de dissuader les récidivistes qui ont un problème de consommation.

Quand ils sont sous l’effet de l’alcool, ils perdent complètement leur capacité de jugement. Cette mesure ne fait pas que protéger la société, elle protège aussi [les récidivistes] d’eux-mêmes.

Hubert Sacy, président d'Éduc'Alcool

Actuellement, si un conducteur est reconnu coupable de conduite avec les facultés affaiblies pour une deuxième fois, son permis est suspendu pour trois ans et il doit utiliser un antidémarreur éthylométrique pour les deux années suivantes.

L’appareil est imposé à vie à partir de la troisième offense seulement. À compter de lundi, ce sera dès la seconde infraction.

Un antidémarreur éthylométrique installé dans un véhicule.

Les conducteurs qui se voient imposer un antidémarreur éthylométrique doivent souffler dans l'appareil avant de prendre le volant.

Photo : Radio-Canada

Cette sanction ne pourra être soumise à une révision qu’après dix ans.

Pour l’avocat saguenéen Julien Boulianne, il est clair que « le changement est majeur ».

Il y a des gens qui se sont dépêchés de régler certains dossiers de facultés affaiblies dans le but d’éviter d’avoir l’antidémarreur à vie, confie-t-il.

Me Julien Boulianne en entrevue au palais de justice.

L'avocat Julien Boulianne en entrevue

Photo : Radio-Canada

Selon lui, ce n’est pas une coïncidence si ces règles entrent en vigueur à l’approche de la période des Fêtes, où la consommation d’alcool est accrue. Il espère que les changements auront un effet concret, mais demeure sceptique.

Ça fait plusieurs années que le Code criminel, au niveau fédéral, et le Code de la sécurité routière, au niveau provincial, durcissent le ton, que les sanctions sont de plus en plus sévères, mais, malheureusement, ça ne semble pas avoir fait diminuer le nombre de dossiers sur mon bureau, constate Me Boulianne.

D'après les informations de Mélissa Savoie-Soulières

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