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L'est de Limoilou progressivement transformé en zone d'innovation

Usine White Birch à Québec en hiver

La zone ciblée par la Ville de Québec est actuellement un secteur industriel où nombreux terrains sont contaminés.

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada

La Ville de Québec souhaite attirer des investissements de près de 350 millions de dollars de la part d'entreprises en technologies propres dans le secteur est de Limoilou au cours des prochaines années.

Le service du développement de la Ville a présenté vendredi les détails de son plan de développement de ce qu'elle a baptisé la zone d'innovation du littoral est.

Le projet prévoit la mise en disponibilité progressive d'une douzaine de terrains d'ici 2035 afin de favoriser l'implantation d'entreprises oeuvrant dans les secteurs de l'agroalimentaire, l'optique photonique, les sciences de la vie et les technologies numériques.

La première phase consiste à décontaminer et réhabiliter 6 terrains en 2 ans au coût de 52 millions de dollars. Ces coûts sont assumés par le gouvernement, souligne Charles Marceau, directeur du Service du développement économique et des grands projets.

Pour cette première phase, la Ville prévoit que les investissements totaliseront 346 millions de dollars et entraîneront la création de 10 700 nouveaux emplois.

Secteur dévitalisé

Selon Régis Labeaume, les terrains d'une superficie d'environ 750 000 mètres carrés constituent un des derniers endroits dévitalisés de Québec.

C'est le dernier lieu à Québec qui reste à valoriser, c'était pas simple parce que ça coûte énormément cher à décontaminer. Un moment donné, quand c'est en plein milieu de la ville, ce sont des gestes que tu dois poser. C'est payant à long terme, soutient le maire.

Déjà, le gouvernement du Québec se montre ouvert à financer une deuxième phase de ce projet.

Si la qualité demeure et que ça va dans le sens du projet tel qu'il est actuellement, je ne vois pas de raison pour laquelle on ne pourrait pas être un partenaire à plus long terme, a commenté la vice-première ministre Geneviève Guilbault.

Pas d'expropriations

Au moment d'annoncer la zone d'innovation, en février 2019, le maire Régis Labeaume avait prévenu que certaines entreprises devraient être expropriées pour faire place au projet. Les terrains de White Birch, AIM et Glassine étaient principalement convoités par la Ville.

Ces expropriations ne seront finalement pas nécessaires. Des négociations sont en cours pour l'acquisition de terrains et Régis Labeaume est maintenant d'avis que les entreprises ciblées peuvent contribuer au projet.

Les trois entreprises veulent collaborer. À partir du moment où tout le monde veut collaborer, on va tenter d'atteindre nos objectifs et de protéger leurs intérêts.

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