•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Course libérale : Dominique Anglade ôterait la disposition de dérogation de la loi 21

Dominique Anglade lors du déclenchement officiel de sa course à la chefferie libérale.

La députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade, s'est officiellement portée candidate à la chefferie du Parti libéral du Québec, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Hugo Prévost

Dans la foulée du lancement officiel de sa campagne à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ), la députée Dominique Anglade a dit vouloir soustraire de la loi 21 sur la laïcité de l'État la disposition de dérogation qui la protège contre les contestations judiciaires en lien avec les chartes des droits et libertés.

Interrogée à propos de ses intentions quant à l'épineux dossier de la laïcité de l'État, si elle devenait la prochaine chef du PLQ, Mme Anglade a affirmé être en faveur de la laïcité, mais pas de la façon dont la Coalition avenir Québec a traité la question avec son projet de loi 21.

Cette loi interdit à certains représentants de l'État, dont les enseignants, d'arborer quelque signe religieux que ce soit. Son adoption a été vivement décriée par plusieurs individus et groupes, et le gouvernement du Québec a tenté de couper l'herbe sous le pied des contestataires en ajoutant deux articles qui permettent d'éviter les recours en justice en vertu des chartes canadienne et québécoise des droits et libertés.

Une chose qui est claire, pour moi, est que le parti, sous ma gouverne, n'irait pas de l'avant avec la clause dérogatoire.

Dominique Anglade, candidate à la chefferie du PLQ

Et je crois que bâtir le Québec de demain va bien au-delà de ce projet de loi. Comment agir de façon inclusive, comment pouvons-nous trouver un projet véritablement inspirant? Et je pense que le nombre de projets non inspirants au Québec est bien plus important que la seule loi 21, a ajouté Mme Anglade.

Un slogan et des appuis

Entourée de députés ralliés à sa cause, dont les anciens ministres Carlos Leitao, Christine St-Pierre, Marie Montpetit et Hélène David – tous vêtus d'un t-shirt marqué du slogan « Bâtir demain » –, Mme Anglade a lancé vendredi matin sa campagne pour devenir la 15e personne à diriger le parti.

Dominique a une qualité extraordinaire pour faire de la politique avec le "vrai monde" : elle est curieuse, a lancé l'un des organisateurs.

Le prénom de la candidate – et uniquement son prénom – était d'ailleurs affiché sur le podium, ainsi que sur les affiches entourant ce dernier.

Les racines de notre parti sont profondes; elles sont intimement ancrées dans l'histoire du Québec, et j'ai la conviction que c'est en s'inscrivant dans cette histoire que nous allons construire ensemble une vision renouvelée du Parti libéral du Québec, a déclaré Mme Anglade.

C'est pour cette raison que j'ai passé les cinq derniers mois à sillonner le Québec. [...] J'ai voulu construire avec vous [les militants] une vision qui nous ressemble.

Selon la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne, une circonscription montréalaise, il est essentiel que le PLQ reconnecte avec tous les Québécois.

Entre autres engagements de la candidate, on trouve une charte des régions, qui reconnaîtra la spécificité des régions, qui mettra fin au cloisonnement et au mur à mur des programmes gouvernementaux, et permettra un véritable développement régional, a fait savoir Mme Anglade.

Cette dernière évoque par ailleurs la nécessité de bâtir un Québec où tout le monde aura sa place.

Pas d'opposants... pour le moment

Seule candidate en lice pour l'instant, Mme Anglade a reçu l'appui d'environ le tiers de la députation libérale à l'Assemblée nationale, soit une dizaine d'élus. Un autre candidat pressenti, l'ancien ministre de la Santé et député de La Pinière, Gaétan Barrette, a indiqué la semaine dernière qu'il ne se lancerait pas dans la course.

Une autre adversaire potentielle, la députée de Saint-Laurent Marwah Rizqy, a elle aussi jeté l'éponge, cette semaine, en préférant se rallier à Alexandre Cusson, qui a récemment démissionné de la présidence de l'Union des municipalités du Québec et pris sa carte de membre du PLQ.

M. Cusson dit toutefois ne pas avoir encore pris de décision quant à une participation à la course à la chefferie. Selon toute vraisemblance, cependant, il profitera de la tenue du prochain conseil général du PLQ, les 23 et 24 novembre à Sherbrooke, pour annoncer qu'il saute dans l'arène.

La course sera d'ailleurs officiellement lancée le 23 novembre, et le nouveau chef sera élu en mai 2020.

Avec des informations de Mathieu Dion

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique provinciale

Politique