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Shirley MacLean sera la prochaine commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick

Shirley MacLean, pose, souriante.

Shirley MacLean remplacera Michel Carrier qui exerce la fonction de commissaire par intérim.

Photo : CBC/Shane Magee

Radio-Canada

La directrice générale adjointe du Barreau du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean, a été choisie pour diriger le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Elle entrera en fonction au début décembre.

Un comité de sélection avait recommandé la candidature de Mme MacLean à l'Assemblée législative, pour un mandat de sept ans. Le choix a été entériné par les députés à l'Assemblée législative vendredi matin.

Mme MacLean est anglophone, mais parle couramment le français. C'est la première fois qu'une personne dont la langue maternelle est l'anglais accède à ce poste au Nouveau-Brunswick.

Le président sortant du Barreau du Nouveau-Brunswick, Christian Michaud, la connaît depuis 25 ans.

J’ai énormément de respect pour cette femme, c’est une femme issue de la communauté anglophone qui a toujours eu une sensibilité aiguë à l’égard de la réalité de la communauté francophone. [...] Je suis très fier, parce que c’est une personne qui va réussir à faire le pont entre les deux communautés linguistiques.

L'ancien président du Barreau du Nouveau-Brunswick, Christian Michaud, en entrevue au Téléjournal Acadie.

L'ancien président du Barreau du Nouveau-Brunswick, Christian Michaud, ne tarit pas d'éloges à l'endroit de Shirley MacLean.

Photo : Radio-Canada

En plus d'être directrice générale adjointe du Barreau, Mme MacLean y est registraire des plaintes, ce qui l'a bien outillée pour le rôle de commissaire aux langues officielles, selon M. Michaud.

Conjuguer avec des avocats qui font face à des plaintes, c’est pas toujours facile non plus. Je dirais même que c’est peut-être plus difficile, et Shirley a toujours su tenir son bout. Elle a toujours su travailler dans l’intérêt public.

Le mandat houleux de l'ancienne commissaire

L'ancienne commissaire permanente aux langues officielles, Katherine d'Entremont, a eu un mandat houleux par moments, particulièrement après avoir lancé une enquête sur un commissionnaire unilingue anglophone qui travaillait à l'accueil dans un édifice gouvernemental à Moncton. Cela lui avait valu une pluie de critiques, autant de la part de citoyens que de membres du gouvernement au pouvoir.

L'avocat Michel Doucet, spécialiste des droits linguistiques, croit que le fait que la nouvelle commissaire soit issue de la communauté anglophone pourrait lui faciliter la tâche.

Je crois qu’elle sera en mesure de tenir tête aux opposants du bilinguisme, et de plus, étant une anglophone, j’espère que ça ouvrira peut-être les yeux de certaines personnes qui s’opposent au bilinguisme, qu’elle sera en mesure de présenter un message positif des avantages du bilinguisme au Nouveau-Brunswick.

Michel Doucet à l'extérieur le 17 novembre 2019.

Michel Doucet, avocat spécialisé en droits linguistiques, croit que le fait que Mme MacLean soit issue de la communauté anglophone pourrait être un atout, dans le contexte actuel.

Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) s'est aussi félicitée du choix de Mme MacLean, qui semble détenir les compétences nécessaires pour exercer avec brio ce poste crucial, écrit-elle, dans un communiqué.

La SANB dit souhaiter qu'un des premiers gestes de Mme MacLean soit de lancer une étude sur l'état du bilinguisme au sein des ordres professionnels de la province.

Un poste indépendant, rappelle Shirley MacLean

Lorsqu'on lui demande si elle pourra résister aux assauts de ceux qui contestent le bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick, la principale intéressée rappelle l'indépendance du bureau du commissaire.

C’est un poste indépendant. Comme vous le savez, je suis avocate, je vais faire mon possible pour travailler comme commissaire indépendante, et espérons que je serai capable de réagir de façon indépendante et juste pour tout le monde, affirme Shirley MacLean.

Elle croit d'autre part que son expérience personnelle, en tant qu'anglophone qui a appris le français, pourra en inspirer d'autres.

Je suis une personne qui a appris le français tard dans la vie, donc je serai peut-être un exemple de ce que ça peut être pour tout le monde au Nouveau-Brunswick.

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