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Le manque de logements abordables à Sudbury, « un problème de grande envergure »

Un banc de parc rempli d’effets personnels et un itinérant debout à côté.

Il y a de moins en moins de logements abordables dans le Grand Sudbury, selon le Réseau des sans-abri, qui exige plus d’intervention des gouvernements pour régler le problème.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

Le coordonnateur du Réseau des sans-abri de Sudbury s’inquiète du manque criant de logements abordables dans la ville, qui pourrait empirer si les divers ordres de gouvernement ne prennent pas des mesures concrètes pour remédier à la situation.

À la fin du mois, une trentaine de résidents d’un immeuble de logements abordables du centre-ville devront se trouver un nouveau domicile, après avoir reçu un avis d’éviction du nouveau propriétaire de l’édifice.

Il y a eu une tendance dernièrement où des lieux où les gens à faible revenu demeuraient ont été vendus, certains pour être rénovés, d’autres pour être fermés, donc ça a diminué la disponibilité de tous ces appartements-là, explique Raymond Landry.

Le taux de disponibilité de logements a baissé de plus 2 % au cours des deux dernières années en général, et les gens à faible revenu ont été les plus touchés.

Raymond Landry, coordonnateur du Réseau des sans-abri de Sudbury
Un homme qui porte des lunettes et une chemise noire.

Raymond Landry est le coordonnateur du Réseau des sans-abri de Sudbury qui regroupe six agences fournissant des services aux personnes n’ayant pas de logement permanent.

Photo : CBC/Markus Schwabe

Il ajoute que la stagnation des salaires alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter justifie les problèmes de logement qu’éprouvent particulièrement les personnes à faible revenu.

Le bilan communautaire réalisé en 2018 par la Ville du Grand Sudbury indiquait qu’il y avait près de 1400 personnes sans abri ou à risque de perdre leur logement, dont 4 % étaient des sans-abri absolus et chroniques.

La population autochtone, qui représente le tiers de la clientèle du Réseau des sans-abri, est la plus touchée par le manque de logement, selon M. Landry. 

C’est un problème d’assez grande envergure.

Raymond Landry, directeur général du Réseau des sans-abri de Sudbury

Raymond Landry se dit encouragé par le fait que le gouvernement fédéral se soit doté en 2017 d’une stratégie nationale sur le logement et espère qu’elle aura des retombées positives dans la ville du nickel.

Un appui financier additionnel aux personnes à revenu fixe s’impose également, croit le coordonnateur, afin de les aider à mieux subvenir à leurs besoins primaires. 

Cette mesure pourrait faire une grande différence pour les gens démunis, conclut M. Landry.

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