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Hamilton devrait s'excuser du déversement d'eaux usées dans un ruisseau, selon des élues

Matière grise flottant à la surface d'un cours d'eau

La Ville de Hamilton dit qu'environ 24 milliards de litre d'eaux usées se sont déversés dans le ruisseau Chedoke.

Photo : Ville de Hamilton

Radio-Canada

Deux conseillères municipales de Hamilton affirment que la Ville doit des excuses aux résidents en raison du secret qui a entouré le déversement de 24 milliards de litres d’eaux usées dans le ruisseau Chedoke il y a quatre ans.

Selon elles, les documents entourant la décision devraient être rendus publics.

Les conseillères Maureen Wilson et Nrinder Nann, ont affirmé dans une déclaration commune que cette information aurait dû être rendue publique.

Elles souhaitent que la Ville rende public tous les rapports liés au déversement depuis la découverte de l’incident en juillet dernier.

La Ville devrait aussi s’excuser formellement auprès des citoyens d’avoir gardé les détails du déversement secrets.

La confiance est un principe fondamental que nous souhaitons promouvoir dans tout ce que nous faisons comme élus, ont affirmé les conseillères dans leur communiqué conjoint.

Une motion à cet effet sera présentée au conseil municipal le 27 novembre.

Une décision regrettable

Les conseillers municipaux de Hamilton affirment qu'ils n'ont fait que suivre un avis juridique lorsqu'ils ont décidé de garder le secret sur l'ampleur d'une fuite qui a entraîné le déversement de 24 milliards de litres d'eaux usées dans le ruisseau Chedoke.

Un porte-parole du ministère de l'Environnement de la Protection de la nature et des Parcs qualifie la décision de regrettable, ajoutant que le public devrait être informé de tout déversement afin de protéger la santé des personnes et l'environnement.

Mercredi, la Ville a publié un communiqué disant que les eaux usées et pluviales se sont déversées dans le cours d'eau par une vanne qui avait été laissée légèrement ouverte depuis janvier 2014.

Jeudi, plusieurs conseillers municipaux et Dan McKinnon, le directeur des travaux publics de la Ville, ont admis qu'ils connaissaient l'ampleur de la fuite depuis qu'un rapport avait été présenté au conseil à huis clos en janvier dernier.

Quatre conseillers avec lesquels CBC s'est entretenu ont attribué la décision de garder le déversement confidentiel à un avis juridique avertissant le conseil que la divulgation de l'information pourrait nuire à la capacité de la ville de se défendre contre de lourdes amendes.

Il n'y a pas de secret, il n'y a pas de silence, il y a du retard dans l'information afin de faire les choses correctement pour protéger les contribuables, a dit le conseiller Sam Merulla.

Les employés municipaux nettoient une boue grise à la surface de l'eau.

Les employés municipaux ont nettoyé une boue grise à la surface de l'eau.

Photo : Ville de Hamilton

Ce dernier, ainsi que deux autres conseillers, Tom Jackson et Brad Clark, ont affirmé que lorsque le conseil municipal a été informé de l'ampleur du déversement, il y a eu de vifs débats, plusieurs membres voulant rendre l'information publique.

Lloyed Ferguson, conseiller municipal et président du comité des travaux publics a aussi justifié la décision de la Ville par l'enquête en cours du ministère de l'Environnement.

Il est très commun que [...] nous ne parlions jamais de questions qui font l'objet d'une enquête parce que les choses peuvent changer, a-t-il dit. Nous n'avons pas encore les conclusions alors nous n'en parlons tout simplement pas.

Selon lui l'information serait restée confidentielle jusqu'à la fin de l'enquête si personne n'avait enfreint la loi en la dévoilant au Hamilton Spectator, qui a publié un article mercredi basé sur des rapports confidentiels.

Selon Dan McKinnon, 24 milliards de litres représentent environ 4 % du volume d'eau annuel des usines de traitement des eaux usées de Hamilton, ce qu'il a qualifié d'important, sans que ce soit un gros chiffre.

Il a tout de même admis qu'il a été stupéfait lorsqu'il a entendu l'estimation totale. C'est beaucoup trop. Un litre c'est trop, a-t-il dit.

Avec les informations de CBC

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Toronto

Environnement