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Ches Crosbie propose une révision de son propre leadership

Ches Crosbie, mécontent au micro, lors de son discours à la suite des résultats des élections à Terre-Neuve-et-Labrador.

Ches Crosbie, chef du Parti progressiste-conservateur de T.-N.-L., reconnaît que son leadership ne fait pas l'unanimité au sein de son parti.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ches Crosbie dirige le Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador depuis avril 2018 seulement, mais de son propre chef, il propose une révision de son leadership, en reconnaissant du coup qu’il « n’est pas la personne la plus charismatique ».

Les statuts du parti ne prévoient pas de révision automatique du leadership exercé par le chef, suivant des élections. Mais conscient de la grogne au sein de son parti au sujet de son « style », le chef conservateur a proposé d’en tenir une.

Il défend tout de même son style. La situation actuelle, à Terre-Neuve-et-Labrador, n’exige pas un chef qui exerce un leadership superficiel, pétillant. Elle exige de la substance!

Je suis ici pour conduire le parti au pouvoir, poursuit-il. S’il devient évident que les conditions ne me permettent pas d’atteindre cet objectif, je n’insisterai pas, je laisserai la chance à quelqu’un d’autre.

Ches Crosbie, chef du Parti progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador

Les militants du parti se réunissent en congrès annuel, à Gander, en fin de semaine. Officiellement, la question du leadership ne sera pas à l’ordre du jour.

Contrairement au Parti libéral, dont les statuts prévoient une révision automatique de la performance du chef après des élections, rien de tel n’existe chez les progressistes-conservateurs.

Des critiques à l'interne et à l'externe

M. Crosbie propose tout de même qu’un vote sur son leadership se tienne le printemps prochain. Il croit qu’il a toujours l’appui de son caucus et du conseil de direction de son parti, même si des bruits se sont fait entendre, au sein de sa formation et à l’extérieur, concernant sa difficulté à inspirer l’électorat.

Il défend sa performance comme chef, en rappelant que lors des élections du printemps dernier, les libéraux de Dwight Ball ont été privés d’une majorité en Chambre. Il estime aussi faire un travail efficace à l’Assemblée pour obliger le gouvernement à rendre des comptes à la population.

Généralement, un chef n’a besoin que de l’appui de 50 % des délégués, lors d’un vote de révision, pour demeurer à la tête du parti. En réalité, les dirigeants de partis visent un pourcentage plus élevé pour asseoir leur légitimité.

M. Crosbie refuse de dire quel pourcentage d’appui il souhaite obtenir.

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