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Le policier Mathieu Boudreau explique pourquoi il a tiré sur Michel Vienneau

Le policier en civil est assis à côté de sa conjointe et de son collègue Patrick Bulger.

C'est au tour du policier Mathieu Boudreau (au centre) de présenter à l'arbitre sa version des faits.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

Treizième et dernier témoin, le policier Mathieu Boudreau affirme en audience d'arbitrage qu'il n'a eu d'autre choix que de tirer en direction de Michel Vienneau pour protéger son collègue, Patrick Bulger.

Mathieu Boudreau relate que son collègue Patrick Bulger et lui sont arrivés à la gare de train de Bathurst le 12 janvier 2015 vers 10 h pour enquêter à la suite d'un message anonyme d'Échec au crime.

Ce message indiquait que deux personnes devaient arriver à la gare de train de Bathurst avec une quantité importante de drogue.

Le policier Mathieu Boudreau en audience d'arbitrage

Le policier Mathieu Boudreau était le treizième et dernier témoin.

Photo : Radio-Canada / Shane Magee

Le train qui transportait Michel Vienneau et sa conjointe est arrivé vers 11 h 20, rapporte le policier.

À bord de sa voiture banalisée, il a commencé à faire marche après que le véhicule de Michel Vienneau eut commencé à reculer, relate-t-il. Le policier affirme qu’il a activé ses gyrophares, craignant que Michel Vienneau ne tente de s’enfuir.

Il avance qu’il a tiré en direction de Michel Vienneau parce qu’il avait peur pour la vie de son collègue, Patrick Bulger. Ce dernier était coincé entre la voiture de M. Vienneau et un banc de neige.

Il a d'abord tiré deux coups de feu, puis il a perdu de vue M. Bulger, qui avait glissé, précise-t-il.

Il s'est alors approché de la portière de M. Vienneau et qu'il a tiré deux autres coups de feu.

Le périmètre de sécurité près de la gare VIA de Bathurst.

Le périmètre de sécurité près de la gare VIA de Bathurst, établi à la suite des faits.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

La voiture de Michel Vienneau s’est alors complètement immobilisée, poursuit l’agent Boudreau. Le corps a ensuite été retiré de la voiture et le policier a rengainé son arme de service.

Mathieu Boudreau ajoute qu’il n’avait pas d’autre choix que de tirer à deux reprises puisque, selon lui, la menace n’était pas complètement écartée.

Le but de la procédure d'arbitrage

Le rôle de l'arbitre est de déterminer s'il y a eu des manquements au code de conduite des policiers de la part de Mathieu Boudreau et de Patrick Bulger lors de leur intervention du 12 janvier 2015, au cours de laquelle Michel Vienneau a été atteint mortellement par balles.

L'homme d'affaires de 51 ans de Tracadie était soupçonné, à tort, d'être en possession d'une importante quantité de drogue alors qu'il revenait de Montréal en train. Il était en compagnie de sa conjointe, Annick Basque.

À la conclusion du processus d'arbitrage, qui a débuté le 16 octobre, l'arbitre Joël Michaud devra décider si les deux policiers seront congédiés, comme l'a recommandé un enquêteur indépendant, ou s'ils pourront reprendre leurs postes au sein de la force municipale de Bathurst.

Cinq allégations

Les deux policiers doivent se défendre contre cinq allégations qui pèsent contre eux, dont d'abus d'usage d'une arme à feu, d'abus d'autorité et de manquement à leur devoir.

Avec des renseignements de François Vigneault et de Shane Magee, de CBC

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