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Les hebdos de l'est ontarien résistent malgré la crise qui secoue les médias

Des presse à imprimer des journaux.

Les cinq hebdomadaires de la Compagnie d’édition André Paquette sont distribués aux quatre coins de l'est ontarien, de même qu’à Lachute au Québec.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

Radio-Canada

Au moment où plusieurs grands quotidiens du Québec tentent de se relever de la crise qui secoue les médias de partout au pays, les journaux hebdomadaires francophones et bilingues de l’est ontarien semblent pour l’instant se tirer d’affaire.

Le président de la Compagnie d’édition André Paquette, Bertrand Castonguay, affirme avoir les reins assez solides, même si les revenus publicitaires de ses cinq journaux ont fondu au cours des dernières années et la rentabilité de l’entreprise en a pris un coup.

La business est plus difficile, mais on est toujours là. Et on va rester, ça, y'a pas de doute. Étant donné notre situation, la proximité du marché, on est dans nos milieux, nos communautés. C’est plus serré, c’est certain, mais on est encore là.

Bertrand Castonguay, président de la Compagnie d’édition André Paquette
Un homme en entrevue devant des journaux.

Le président de la Compagnie d’édition André Paquette, Bertrand Castonguay, affirme avoir les reins assez solides même si les revenus publicitaires ont fondu au cours des dernières années.

Photo : Radio-Canada

Les cinq hebdomadaires de la Compagnie d’édition André Paquette sont distribués aux quatre coins de l'est ontarien de même qu’à Lachute au Québec.

Moins d'impacts sur les journaux locaux

L'industrie de la presse écrite vit une période sombre depuis quelques années, alors que les géants du web, notamment Facebook et Google, tirent maintenant la majeure partie des revenus publicitaires qui allaient auparavant aux journaux et médias électroniques.

Mais pour les journaux l'est ontarien, ces gros joueurs n’ont pas le même impact que pour les journaux d’envergure régionale ou nationale.

À l’extérieur des grands centres, à part les journaux, il n’y a pas grand outils pour informer les gens, affirme M. Castonguay. C’est essentiel qu’on soit là. Autrement, comment va-t-on savoir quand il se prend des décisions? C’est important.

Une presse à imprimer des journaux.

L'industrie de la presse écrite vit une période sombre depuis quelques années, alors que les géants du web, notamment Facebook et Google, tirent maintenant la majeure partie des revenus publicitaires qui allaient auparavant aux journaux et médias électroniques.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Bergeron

L'entreprise a tout de même dû couper dans ses dépenses au cours des derniers mois, en fermant ses bureaux d'Embrun et de Rockland. Les journalistes et les vendeurs travaillent désormais de la maison.

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, craint que ce soit les citoyens qui en subissent les contrecoups.

Il faudra voir si le journal va continuer à publier autant de choses de notre région qu’il en publiait avant. Sinon, écoutez, je vais me plaindre, affirme M. Desjardins.

La Compagnie d'édition André Paquette souhaite obtenir un coup de pouce financier des gouvernements fédéral et provincial, afin d'assurer la distribution de ces journaux chaque semaine pour encore des années. Au Québec, la presse écrite recevra 50 M$ par an pour faire face à la crise.

Le gouvernement fédéral devrait dévoiler les détails de son enveloppe dédiée aux médias au cours des prochaines semaines.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

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