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Moratoire sur l'application de nouvelles normes de sécurité dans les maisons pour aînés

Un gicleur

Ces règles des sécurité ont été adoptées à la suite de l'incendie à la Résidence du Havre à L'Isle-Verte.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec impose un moratoire sur l'application des nouvelles normes de sécurité dans les résidences pour personnes âgées. Ces règles ont été adoptées à la suite de l'incendie à la Résidence du Havre à L'Isle-Verte survenu en janvier 2014.

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a expliqué que ce moratoire demeurera en vigueur jusqu'à l'adoption d'un nouveau cadre réglementaire le printemps prochain.

Pompiers devant les décombres de la Résidence du Havre de L'Isle-Verte, le 23 janvier 2014.

Dans la nuit du 23 janvier 2014, un incendie majeur ravage la Résidence du Havre de L'Isle-Verte, près de Rivière-du-Loup, faisant 32 morts.

Photo : La Presse canadienne / PC/Ryan Remiorz

À son arrivée à l'Assemblée nationale jeudi, la ministre Blais a dit que l'imposition d'un moratoire était nécessaire, car les règles concernant le gardiennage et la formation du personnel aux mesures d'urgence étaient inapplicables.

On s'assure qu'ils soient en sécurité. Mais quand même qu'on fait des règlements qui assurent une sécurité, si ce n'est pas applicable sur le terrain, qu'est-ce qu'on fait? Il y a 500 résidences qui ont fermé leurs portes parce que ce n'était pas applicable, entre autres, explique la ministre.

Il faut s'assurer que ce soit applicable et garder nos résidences ouvertes puis que les aînés soient en sécurité.

Marguerite Blais, ministre responsable des Aînés

Le maire de Saint-André-de-Kamouraska et gestionnaire de la résidence pour personnes âgées « Le Domaine Les Pèlerins », Gervais Darisse, n'est pas surpris de l'imposition de ce moratoire.

Gros plan des mains d'une personne âgée.

Des mesures de sécurité, comme l'installation de gicleurs, ont été rendues obligatoires par le gouvernement du Québec après la tragédie de L'Isle-Verte.

Photo : Radio-Canada

Il estime, lui aussi, que les nouvelles règles sont inapplicables surtout par les gestionnaires de petites résidences pour aînés.

C'est le même coût pour organiser la surveillance de soir et de nuit, que t'aies 10 locataires ou 50 ou 75, mais j'ai 10 payeurs dans un cas, j'en ai 25 dans un autre.

Gervais Darisse, maire de Saint-André-de-Kamouraska

Ça coûte à peu près 80 000 $ pour avoir une surveillance continue, estime M. Darisse. Il ajoute qu'il s'agit d'un montant trop élevé pour être payé par une dizaine de résidents.

D'après les informations de Denis Leduc

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